Le Tacot Club Calaisien sur les pas de Maurice Genevoix

Une voiture, même ancienne, est faite pour rouler ; c’est ce qui a réuni la semaine dernière 16 équipages du Tacot Club Calaisien et 3 autres venus du Bordelais.

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            Les 19 voitures (de 1950 à 1976), ont pris jeudi matin la route de l’Est : pique-nique à Rocroi qui fut le lieu où toutes les troupes se trouvèrent réunies. Se côtoyaient sur la place de Rocroi (dont le maire nous avait réservé un espace) : une série de Peugeot, composée de trois 203, une 404 cabriolet, une 204 cabriolet et une 504 cabriolet, une Coccinnelle, deux DS, une Volvo à variomatic Daf, une BMW, une 2CV, une Traction, une Morgan, quelques représentantes de marques disparues telles une Hotchkiss Anjou, une Borgward Isabella, une Simca. Un équipage malheureux dut prendre un véhicule moderne, ce qui nous priva de la présence d’une Facellia. L’après-midi fut ponctué par la visite de la citadelle de Montmédy pour gagner le soir Viéville sous les Côtes, au Sud Est de Verdun.

            Le vendredi, un guide aussi passionné que passionnant a entraîné le groupe sur les pas de Maurice GENEVOIX, sur le site des Eparges, là où 100.000 soldats français ont trouvé la mort ; 10.000 y sont encore ensevelis sous les entonnoirs et la terre dévastée. C’est là que l’écrivain disait, dans « Ceux de quatorze », « avoir vécu l’incommunicable ». L’après-midi fut consacrée au Mémorial de Verdun et à l’imposante nécropole de Douaumont, avant d’assister à un son et lumière sur 14-18.

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           Se remémorer tous ces hommes tombés pour que nous vivions en paix, alors qu’un attentat venait d’endeuiller la France, a donné encore plus d’intensité à cette journée.

            Programme plus « léger » le lendemain entre l’eau du lac de Madine et les vins des Côtes de Meuse. Les plus courageux ont poussé jusqu’au mémorial américain du Mont Sec, d’où l’on domine un panorama splendide, et la petite ville de St Mihiel, au riche passé mais martyrisée pendant la 1° guerre mondiale (à la pointe de la percée allemande, la ville fut occupée, ses habitants gardés comme otages et boucliers humains, termes utilisés par  l’état-major Allemand ; certains sont morts de faim).

            Il fallut se résoudre au retour le dimanche, avec un pique-nique près d’un autre lieu de mémoire, Craonne. Un peu plus de 1000 kilomètres en 4 jours …. Qui parlera encore de vieilles dames ? Il est vrai que l’arthrose commençait à se manifester dans certaines mécaniques mais toutes sont rentrées au port…

 Merci aux g.o Michel, Eric et Edwige

Texte et photos : Philippe Valton et Yves Roussel

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