Noël Dejonckheere : Philippe Valton nous en parle

J’ai adhéré au club en 83, avant de m’établir à Calais en 85. J’ai connu Noël et Thérèse dès cette époque.

Le TCC n’avait pas le lustre d’aujourd’hui, loin, très loin s’en faut : le financement dépendait alors de la vente des « cases » tandis que Georget ROUSSEL et Guy MANIER faisaient du porte à porte pour doter les sorties de lots et coupes hétéroclites …. Que de trajet accompli depuis !
Le ZEBRE, puis le BB PEUGEOT (licence BUGATTI svp) de Noël redoraient alors notablement les plateaux des sorties du club.

A mon arrivée sur Calais, cette relation devint amicale; ils auraient pu être mes parents ; leurs enfants , Emmanuel et Bénédicte, étaient de 10 ans plus jeunes que moi.
Un jour, Noël s’acheta, comme disait Thérèse, « de vraies autos »: l’Aronde Grand Large 1955, vert Compiège/ vert Bretagne, d’une patine fort désirable, les torpédos DELAGE et BUICK, et enfin la CADILLAC Eldorado 55 et la rare BUICK Skylark 53.
Son entregent et ses relations amenèrent au club des voitures haute volée qui contribuèrent au succès de nos manifestations: FERRARI, RR , JAGUAR XK 220.
Certes, ces sorties n’ont pas toujours été de tout repos pour les DEJONCKHEERE et certaines anecdotes, croustillantes (à posteriori) pourraient fournir la trame d’un livre de TRES BONS souvenirs.

Noël avait certes son caractère, et ne pouvait renier un solide atavisme flamand, mais s’il parlait (parfois) d’argent, c’est parce que Thérèse et lui s’étaient levés tous les matins pour le gagner ! Boucher de formation, la vie et la santé ne lui ont pas fait de cadeaux. Il dut se reconvertir à l’Auto Ecole avant de tenir, dans les années 80, la Civette des 4 boulevards à Calais, dont Thérèse sut faire une boutique « haut de gamme » pour qui aimait la belle maroquinerie, les beaux stylos et les beaux objets en général. Certains me servent encore au quotidien.

Au milieu des années 90, une retraite heureuse les attendait à Bray Dunes, tandis qu’Emmanuel et Bénédicte construisaient leur avenir dans le Midi (les enfants n’ont pas oublié les Iles de Lérins !). Malheureusement, la disparition brutale de Thérèse en 1996 annihila tous ces projets.
Retraités également, mes parents avaient acheté un appartement à Bray Dunes, ce qui nous permettait de croiser Noël de temps en temps; tandis que ses visites à la bourse étaient régulières, et le temps a passé, passé ….

Au Revoir, Noël ! Thérése t’attend là haut ….
« un couple qui ne se dit rien n’est pas un vrai couple », se plaisait-elle à dire !
(Autant dire que tu ne vas pas t’y ennuyer !)

A Emmanuel, A Bénédicte, son mari et ses enfants, nous tenons à témoigner toute notre amitié et leur présentons nos très sincères condoléances.

Les photos de cette époque sont argentiques, et oui … mais je ne manquerai pas d’illustrer mes propos quand le temps m’en sera donné; je leur dois bien çà !

Texte de Philippe Valton

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