MUSEE DE LA VOITURE ET DU CYCLE Château de COMPIEGNE
Mesurant la colossale mutation de leur activité en 40 années, avec l’arrivée de l’automobile, les carrossiers français décident, en 1927, de préserver leur patrimoine en créant un musée regroupant leurs collections.
Le lieu choisi est le Palais de Compiègne, plus précisément les cuisines et la cour qui leur était dévolue. Ladite cour se trouva couverte par une spectaculaire verrière pour accueillir les voitures hippomobiles. Avec le temps, le verrière a vieilli et n’offrait plus la sécurité requise. Déjà qualifiée de belle endormie, la collection tombe dans un coma de plusieurs années. Lors de mon dernier passage, il y a une dizaine d’années, le guide nous avait exceptionnellement autorisés à descendre sur la première marche du perron pour deviner, dans l’obscurité, la silhouette des voitures !
C’est aujourd’hui un musée dépoussiéré et redevenu entièrement accessible. On entre par la billetterie du Palais, monte l’escalier d’honneur pour redescendre après quelques couloirs. Les anciennes cuisines présentent une collection de maquettes, des cycles et des motos « préhistoriques »; la cuisine principale accueille quelques automobiles et tricycles de la première heure (1890-1900), Renault, Bollée, De Dion, et la Delahaye de la Duchesse d’Uzes, première femme détentrice du permis de conduire.
La cour couverte débute par une de Dion à vapeur de 1885, voisine d’un wagon du train impérial ; c’est ensuite un échantillonnage de carrosseries hippomobiles, de la roulotte
d’un arracheur de dents ambulant aux voitures de gala de la Présidence de le République. Vous découvrirez une « unilatérale », conçue pour les excursions en montagne : 2 sièges passagers perpendiculaires au sens de la marche, pour découvrir le paysage du côté gauche de la route. Il fallait bien prévoir son circuit !
Seconde automobile dans la cour, la SIGMA de Georges GUYNEMER, avant de finir par un hall abritant l’Eléphant à la Tour, l’une des autochenilles de la Croisière Noire Citroën. Etaient absentes lors de ma visite une limousine de voyage HOTCHKISS -en restauration- et la « Jamais Contente » qui permit à Camille JENATZY de franchir, le premier, le cap des 100 km/h sur la plaine d’Achères en 1899. Aucun véhicule n’est postérieur à la création du musée, en 1927.
A 2h/2h30 de chez nous, la ville propose à la visite le Palais, les musées du Second Empire et de l’Impératrice, l’extraordinaire Musée de la Figurine, avec d’extraordinaires dioramas ; tout proches, Pierrefonds, Senlis et Chantilly. De quoi occuper une journée ou un week end bien remplis. Etudiez cependant bien votre programme, tout n’étant pas forcément ouvert les mêmes jours ou n’étant accessible qu’une partie de la journée, et on ne rigole pas avec la fermeture des portes à la fin des visites ! Un homme averti en vaut deux. Le château ne se visite qu’à la lumière naturelle, avec donc un horaire d’été et un horaire d’hiver.
Texte et photos : Philippe Valton
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