C’est la saison du salon de l’auto. Il n’y en a pas cette année mais nous pouvons nous intéresser à celui de l’année 1901. Les 2 premiers ont eu lieu en 1898 et 1899, 1900 étant marquée par l’exposition universelle de Paris, le troisième salon de l’automobile a lieu en 1901 et il ouvre ses portes le 25 Janvier.
Fin 1900, l’industrie automobile est florissante : la France compte 2 884 voitures à 4 places, 5 286 voitures à 2 places et 11 252 motocycles, soit près de la moitié des véhicules à moteur circulant dans le monde.
Nous vous invitons à découvrir ce salon et à faire votre choix. Les marques sont beaucoup plus nombreuses qu’aujourd’hui et bien peu sont encore connues. Certaines marques ne sont d’ailleurs pas référencées dans ce que l’on peut considérer comme la bible des marques : le Georgano, dont une pour laquelle nous disposons d’une photo : Lamaudière & Labre. La source, pour ces illustrations tant que pour les textes, est Gallica, base de données de la BnF.
Pour bien des marques, nous ne disposons que d’une publicité ou à contrario que d’un petit texte dans le catalogue de l’exposition. Parfois, nous disposons des deux éléments. Commençons notre tour de salon :
Arnaud & Marot (H.), à Paris, boulevard Malesherbes, 155. Automobiles à moteur rotatif à pétrole ou à vapeur. Renforçateur d’énergie pour moteurs à mélanges tonnants
Augé (Daniel) & Cie, à Levallois-Perret (Seine), rue des Arts, 92. Voitures automobiles. Châssis de voitures (sans carrosserie). Moteurs à pétrole « Cyclope ». Pièces détachées pour automobiles. Mécanismes divers pour automobiles.
Barré (Gaston), à Niort (Deux-Sèvres) : Une voiture légère à 2 et 3 places, moteur, changement de vitesse, transmission par courroie. Un avant-tain pour motocycle. Trois bicyclettes nouveaux modèles. Divers accessoires de sa fabrication. Fabrique de cyxcles et automobiles
Barrière (L.) &Cie, à Paris, rue St Sabin, 22 : Tricycles à pétrole
Bollée (Léon), au Mans (Sarthe) : Voitures légères et voiturettes à pétrole
Bollée (Amédée) fils, au Mans (Sarthe), avenue de Paris, 99 : Voitures automobiles à pétrole et à vapeur
Boyer (Noé) & Cie, à Paris, avenue de la Grande Armée, 30 : Bicyclettes, Tricycles à pétrole, Quadricycles, Voiturettes. Cycles et automobiles marque Phébus
Brouhot &Cie, à Vierzon (Cher) : Une voiture automobile, force 5 chevaux. Une voiture automobile, force 6 chevaux. Une voiture automobile, force 8 chevaux. Voitures automobiles. Machines à vapeur. Moteurs à gaz et à pétrole. Installation de pompes et moteurs. Expositions universelles Paris 1878, deux médailles d’or et une médaille d’argent ; Paris 1889 une médaille d’or et deux médailles d’argent, Croix de la Légion d’Honneur
Brulé (H.) & Cie, à Paris, rue Boinod, 31-33 : Voitures automobiles. Avant-train moteur à pétrole
Cambier (Théodore) & Cie à Lille Saint-Maurice (Nord), rue du Faubourg-de-Roubaix, 139 : Voiturettes 2 et 3 places, 350 kgs, régulateur, moteur sans eau, quatre vitesses et marche arrière, sans chaînes, breveté S.G.D.G., Voitures automobiles vitesse et industrielles, régulateur, moteur quatorze chevaux, sans eau, cinq vitesses et marche arrière, direction non réversible, breveté S.G.D.G., Voiture électrique à accumulateurs brevetée S.G.D.G, Voiture dite « Pétrolectique », démarrage électrique, marche combinée ou alternative pétrole et électricité, breveté S.G.D.G.
Chaboche (Edmond) à Paris, rue Rodier, 33 : Automobiles à vapeur
Chavanet, Gros, Pichard & Cie, à Saint-Etienne (Loire), rue Parmentier et chemin du Rez : Automobiles, Quadricycles et Motocycles. Dépôt à Paris, rue Boyard, 25. Société de constructions mécaniques de cycles et automobiles en commandites par actions au capital de 2 500 000 francs
Chenard (E.) & Walcker (H.) Ingénieurs-Constructeurs à Asnières (Seine), rue de Normandie, 7. Téléphone. Automobiles et moteurs. Brevets de l’avant-train « Chenard » qui transforme tout tricycle en élégante voiturette à deux et trois places. Transformation des moteurs de Dion à ailettes et à eau en moteurs plus forts. Tricycles avec moteurs de quatre chevaux à eau. Voitures quatre et huit chevaux. Moteurs légers pour automobiles.
Clément (Adolphe) à Levallois-Perret (Seine), quai Michelet, Voitures automobiles électriques et à pétrole ; pièces détachées pour cycles et automobiles. Fabrication de cycles, motocycles et voiturettes. Chicago 1893, Hors Concours, Chevalier de la Légion d’Honneur, Bruxelles 1897 Grand Prix
Cohendet (A.) & Cie, à Paris, quai Jemmapes, 166 : Voitures à moteur, pièces détachées pour automobiles et cycles
Compagnie des automobiles & moteurs Cote à Saint-Dizier (Haute_Marne) Voitures automobiles à essence de pétrole
Compagnie française des cycles et automobiles, Onfray, directeur, à Paris, rue Darboy, 7 : Construction de cycles, motocycles, voitures et voiturettes automobiles, moteurs à pétrole. Bruxelles, 1897 Vice-président du Jury International
Compagnie française de voitures électromobiles, à Paris, rue Taitbout, 20 : voitures électriques de divers types pour voyageurs et livraisons. Construction de voitures électriques
Compagnie Générale des Cycles et Automobiles, à Paris, avenue des Champs-Elysées, 23 : automobiles, motocycles et cycles « Rochet ». Anciens établissements Rochet-Petit, Directeur : Hippolyte Petit
Compagnie Générale des Voitures, à Paris, à Paris, Place du Théâtre Français, 1 : Un coupé trois-quarts automobile électrique. Un landaulet automobile électrique. Un coupé de place à traction animale. Un mylord de place à traction animale. Divers tableaux explicatifs se rapportant aux susdites voitures. Paris 1878, Médaille d’argent. Paris 1889, Médaille d’or. Chicago 1893, Hors Concours.
Compagnie internationales des transports automobiles, à Paris, rue de la Victoire, 56 : Automobiles, Voitures automobiles électriques.
A présent, quelques illustrations mais sans informations de l’époque sur les constructeurs :
MUSEE DE LA VOITURE ET DU CYCLE Château de COMPIEGNE
Mesurant la colossale mutation de leur activité en 40 années, avec l’arrivée de l’automobile, les carrossiers français décident, en 1927, de préserver leur patrimoine en créant un musée regroupant leurs collections.
Le lieu choisi est le Palais de Compiègne, plus précisément les cuisines et la cour qui leur était dévolue. Ladite cour se trouva couverte par une spectaculaire verrière pour accueillir les voitures hippomobiles. Avec le temps, le verrière a vieilli et n’offrait plus la sécurité requise. Déjà qualifiée de belle endormie, la collection tombe dans un coma de plusieurs années. Lors de mon dernier passage, il y a une dizaine d’années, le guide nous avait exceptionnellement autorisés à descendre sur la première marche du perron pour deviner, dans l’obscurité, la silhouette des voitures !
C’est aujourd’hui un musée dépoussiéré et redevenu entièrement accessible. On entre par la billetterie du Palais, monte l’escalier d’honneur pour redescendre après quelques couloirs. Les anciennes cuisines présentent une collection de maquettes, des cycles et des motos « préhistoriques »; la cuisine principale accueille quelques automobiles et tricycles de la première heure (1890-1900), Renault, Bollée, De Dion, et la Delahaye de la Duchesse d’Uzes, première femme détentrice du permis de conduire.
La cour couverte débute par une de Dion à vapeur de 1885, voisine d’un wagon du train impérial ; c’est ensuite un échantillonnage de carrosseries hippomobiles, de la roulotte d’un arracheur de dents ambulant aux voitures de gala de la Présidence de le République. Vous découvrirez une « unilatérale », conçue pour les excursions en montagne : 2 sièges passagers perpendiculaires au sens de la marche, pour découvrir le paysage du côté gauche de la route. Il fallait bien prévoir son circuit !
Seconde automobile dans la cour, la SIGMA de Georges GUYNEMER, avant de finir par un hall abritant l’Eléphant à la Tour, l’une des autochenilles de la Croisière Noire Citroën. Etaient absentes lors de ma visite une limousine de voyage HOTCHKISS -en restauration- et la « Jamais Contente » qui permit à Camille JENATZY de franchir, le premier, le cap des 100 km/h sur la plaine d’Achères en 1899. Aucun véhicule n’est postérieur à la création du musée, en 1927.
A 2h/2h30 de chez nous, la ville propose à la visite le Palais, les musées du Second Empire et de l’Impératrice, l’extraordinaire Musée de la Figurine, avec d’extraordinaires dioramas ; tout proches, Pierrefonds, Senlis et Chantilly. De quoi occuper une journée ou un week end bien remplis. Etudiez cependant bien votre programme, tout n’étant pas forcément ouvert les mêmes jours ou n’étant accessible qu’une partie de la journée, et on ne rigole pas avec la fermeture des portes à la fin des visites ! Un homme averti en vaut deux. Le château ne se visite qu’à la lumière naturelle, avec donc un horaire d’été et un horaire d’hiver.
Texte et photos : Philippe Valton
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La vie conjugale repose sur des concessions mutuelles, c’est bien connu. Au prix de négociations serrées, j’ai pu obtenir un « petit crochet » sur le chemin du retour pour visiter l’éphémère expo du centenaire des 24 heures du Mans (jusqu’au 1/7!). Le musée a été entièrement vidé pour n’accueillir que des voitures ayant couru l’épreuve, de l’ordre d’une centaine quand même.
Une allée rend mémoire à de grandes figures, les fondateurs Durand et Faroux, les pilotes Benoist, Mme Siko, Pescarolo, les stars comme Steve Mc Queen. Elle débouche sur une vaste salle circulaire (plus de 20 m de diamètre) cernée d’une cinquantaine de vitrines : près de 4500 miniatures 1/43 des voitures alignées au départ, année par année !
Suit un parcours chronologique des voitures : Chenard (un tank, pas celle de 23) , Lorraine, Tracta, Alfa Roméo, Bugatti T50, Lagonda, Simca Gordini pour l’avant-guerre, la Ferrari de Chinetti gagnante en 49, le « monstre » Cunningham, les Anglaises des années 50, les Matra Simca… Après les GT40 et les Porsche 917, une certaine monotonie s’installe, mais il est toujours impressionnant de voir « à bout touchant » ces monstres souvent encore porteurs des stigmates de la course.
Les concessions ont leurs limites et le temps accordé (établi le record du tour, je pense) ne me permet pas de commenter toutes les photos ; vous en serez quittes à chercher dans vos docs !
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Nous avons connu quelques problèmes quant à la gestion des photos sur le site du TCC. Ils sont réglés, aussi nous vous invitons à retrouver ci-dessous les diaporamas des 3 articles qui ne fonctionnaient pas : il vous suffit de cliquer sur l’une des 9 photos pour accéder à l’ensemble des photos.
Ce 26 janvier, les concurrents du Monte Carlo Historique en provenance de Londres sont passés à Calais pour un contrôle horaire, assuré par le Calais Auto Racing. Pour mémoire, le point de départ était Glasgow les années précédentes. Au moins quatre membres du T.C.C. se sont retrouvés au point de contrôle pour ce passage.
5 équipages -seulement- sur cet itinéraire de ralliement: VW Golf GTI, AUSTIN A40, FORD Cortina et Escort, et, last but not least, une LANCIA Stratos, voiture qui domina le MC en 75,76,77 et 79.
Venant du ferry, les voitures se sont présentées autour de midi et le départ vers Reims a été donné entre 12h30 et 12h34.
Si vous avez lu le compte-rendu de notre A.G du 27 novembre dernier, vous avez pu voir que nous avions nommé Patrick Briche ambassadeur du T.C.C. pour l’année 2023.
Patrick est membre du Tacot Club Calaisien depuis 5 ans et il est souvent présent à nos manifestations, mais comment est-il tombé dans la marmite?
Comme pour beaucoup d’entre nous il n’y a pas eu un évènement révélateur mais un ensemble de petites choses, de circonstances qui se sont réunies pour amener Patrick à devenir le collectionneur et passionné qu’il est aujourd’hui.
Un des grands oncles de Patrick, Guillaume Briche, tenancier d’un café et d’un magasin de vélos et mobylettes avait une Traction et c’est le premier point d’accroche de Patrick.
Ce n’est pas le seul, car il y a aussi deux cousins de son père dans le monde automobile : Yves, mécanicien à Petit-Fort Philippe et Albert, mécanicien à Cappelle la Grande. Enfin, son père n’est pas mécanicien de métier mais il a une 2CV qu’il entretient lui-même allant jusqu’à changer l’embrayage sur le bord de la route car il ne dispose pas d’un garage lui permettant de le faire plus confortablement, rien ne l’arrêtait. Après la 2CV, la voiture familiale devint une Peugeot 204 break car la famille comptait trois enfants et la 2CV devenait un peu juste. D’ailleurs, à l’époque, une bonne partie de la famille Delattre (branche maternelle de Patrick) roulait en 204 : grand-père, deux oncles.
Patrick cumule à présent 33 ans de travail chez Peugeot, allez savoir pourquoi… Il faut dire qu’il a une formation de mécanicien automobile. Toute sa carrière se passe donc dans le monde automobile bien entendu : 5 ans chez Renault, 3 mois chez Norauto et 33 ans chez Peugeot.
Mais la Traction avait marqué Patrick à tout jamais. Il en voulait une et ce depuis son mariage, c’est dire…Il a fallu attendre environ vingt cinq années avant de réaliser le rêve. Acheter et restaurer avec le risque que la restauration soit longue et décourageante? Le choix est fait d’en trouver une en bon état.
Il y a sept ans, à ses cinquante ans, Patrick franchit le cap et il trouve une Traction à Saint Quentin. Il va la voir mais sans certitude qu’il va vraiment acheter, il la voit et c’est le coup de foudre : il l’achète. C’est une 11 B de juillet 1952, donc modèle 1953. La voiture ne nécessite aucun travail, elle a été restaurée quinze ans plus tôt par un garagiste agent Citroën. Le vendeur voulait la vendre mais uniquement à un passionné, et pas à un professionnel. Ce vendeur s’était constitué une collection de 25 voitures de marques françaises mais, suite à des problèmes de santé, ne pouvait plus entretenir toute cette flotte. Toutes les voitures étaient en très bon état et les enfants n’étaient pas intéressés, donc il préférait les vendre que de les voir se dégrader faute de maintenance.
Patrick a travaillé chez Norauto avec Michel Fayens et s’inscrit à Dunkerque en Torpédo.
Deux ans plus tard, Patrick s’inscrit au T.C.C., un peu par hasard : en passant à Audruicq, un lundi de Pentecôte, il voit qu’il y a des voitures de collection, s’intéresse, rencontre Francis Hanicot, puis Edwige Raba et s’inscrit dans la foulée.
En allant voir la Traction, Claudie, l’épouse de Patrick, avait flashé sur une Citroën C6, mais ce n’était pas le choix premier. Quelques années plus tard, l’envie d’avoir une avant-guerre refait surface et c’est Rémy, l’un des fils de Patrick, qui commence à chercher un modèle d’avant-guerre, si possible Citroën et ce qui serait le Graal une Rosalie. On voit d’ailleurs au travers de ces éléments que la voiture ancienne est une affaire de famille chez les Briche.
Rémy cherche sur Le Bon Coin, comme pour la Traction, et trouve une Rosalie à Narbonne qui est présentée comme étant en très bon état. Patrick en avait déjà vu plusieurs mais qui ne l’avaient pas convaincu. Patrick se décide à aller la voir avec Rémy. Elle est effectivement en très bel état et fonctionne bien. L’affaire est rapidement conclue et dès le lendemain la Rosalie est à Saint Pol sur Mer car Patrick était descendu avec un camion plateau.
Patrick a encore des envies, ou plutôt une envie : un cul de poule, pas un sot-l’y-laisse de notre gastronomie, mais une Citroën 5HP, sans idée arrêtée du modèle…
Rémy, lui aussi, est intéressé par la voiture ancienne, ses envies le portent plutôt vers une 203. Emeline, quant à elle, apprécie bien les ballades mais n’a pas succombé à la passion. Quant à Tanguy, il pense s’acheter un jour une MG mais ce n’est pas la priorité du moment.
La passion de la voiture s’est bien incrustée dans notre famille saint poloise… que nous retrouverons au long des rallyes de 2023.
L’article qui suit provient du journal Le Mois Littéraire et Pittoresque de janvier 1908 consacré aux nouveautés du salon de l’auto qui a eu lieu quelque temps avant. La source est Gallica, site de la BnF. L’ensemble du sujet sera réparti sur 3 articles.
Vous découvrirez que la voiture hybride n’est pas une nouveauté puisque dès 1907 elle était conçue même si à l’époque elle est appelée voiture mixte et non hybride.
Découvrez les subtilités du système et d’autres nouveautés apparues à ce salon.