Rallye des 10 Lustres (2)

Fontainebleau a été funeste pour la Bentley Mulsanne qui n’a pas pu reprendre la route le lundi 19 août. Elle nous rejoindra avant la fin du rallye mais nous ne savons pas encore à quel moment.

L’étape du lundi, démarrant de Fontainebleau, nous avions pris rendez-vous avec les équipes de rédaction du groupe LVA et ce fut notre rendez-vous du matin aussitôt après avoir quitté l’hôtel. Après cette pause qui nous a permis de rencontrer aussi bien des personnes de LVA que de Rétroviseur ou d’Auto-Rétro, la route a amené toute la troupe à Saint-Fargeau pour y découvrir le musée de l’Aventure du Son : musée où se côtoient une collection d’instruments de musique mécaniques et une collection de gramophones et phonographes. Certains ont profité de l’arrêt pour visiter le château de Saint-Fargeau, pendant que d’autres s’arrêtaient au chantier du château de Guédelon.

Le soir l’ensemble du groupe s’est retrouvé au relais de Pouilly-sur-Loire pour un repas en commun suivi d’une nuit réparatrice.

La journée du mardi 20 août était une étape de liaison longue de 270km pour rallier Bourg-en-Bresse. Des petites visites étaient possibles sur le trajet comme les triptyques de Ternant, véritables joyaux d’art médiéval.

Le soir, le repas à Bourg-en-Bresse était laissé au libre choix des participants; certains très prévoyants avaient réservé leur restaurant avant même le départ du rallye. Comme le monastère de Brou était au programme des visites de Bourg-en-Bresse, ils avaient réservé un restaurant à Brou. Mais leur surprise fut grande quand le GPS leur indiqua que le restaurant était à environ 370km de Bourg-en-Bresse, car la ville de Brou n’est pas dans l’Ain mais dans l’Eure-et-Loire alors que le monastère de Brou est à 2km du centre de Bourg-en-Bresse…. Il leur a fallu trouver une solution de remplacement.

Le mercredi 21 août, dès 8h30 le groupe s’élançait pour rejoindre Rochetaillée-sur-Saône pour y visiter le musée de l’automobile Henri Malartre où il est possible d’admirer une collection d’ancêtres automobiles extraordinaire. Il faudrait un article complet, et même plusieurs pour lister et décrire toutes les curiosités qu’on peut y voir. Henri Malartre, lyonnais d’origine, a, en particulier, réuni une collection de voitures de marques lyonnaises disparues tout à fait unique : Rochet-Schneider 1898, 1909, Laspougeas 1896, Luc Court 1901, Teste et Moret 1902, Rochet Frères 1898, Berliet 1908, Pilain 1912,…Des collections de motos et vélos viennent compléter cet ensemble.

Corre 1904

Bédélia 1913

Après un repas en bordure de Saône, certains sont allés visiter le village médiéval de Pérouges, haut-lieu de tourisme en région lyonnaise.

A bientôt pour la suite des aventures

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Amble d’automne 2024

Notre rallye de l’Amble d’automne aura lieu les 28 et 29 septembre prochains.

Il est bien sûr possible de participer à l’une quelconque des 2 journées ou aux 2 jours.

Le programme nous emmènera le samedi à Valloires pour y visiter l’abbaye et ses très beaux jardins. Le dimanche nous resterons dans les environs de Saint-Omer avec une visite le matin et une autre l’après-midi.


Pour connaître tous les détails il vous suffit de cliquer sur le lien suivant :

RALLYE DES 10 LUSTRES (1)

Le rallye des 10 Lustres s’est élancé ce vendredi 16 août au matin. Ce rallye de 16 jours emmène en promenade au travers de la France 19 équipages, le 20ème prévu nous rejoindra certainement en cours de parcours. Il y a 10 équipages de Grande-Bretagne et 9 équipages de France. Ce rallye de 2 semaines fait suite à 5 autres rallyes de ce type réalisés successivement en 1999, 2004, 2010, 2014 et 2019. Celui de cette année est aussi réalisé pour commémorer les 50 ans du Tacot Club Calaisien.

Les voitures participantes comprennent 3 avant-guerre : une Citroën B14G de 1928 (qui pour rejoindre Compiègne a déjà fait près de 1000km, venant de Pau), une Riley 9 de 1929 et une Austin Seven de 1936. Les autres voitures s’étalent des années 60 aux années 90. L’organisateur et 2 autres équipages sont en voiture moderne pour cause de préparation insuffisante du véhicule prévu…

Le point de rendez-vous de la première étape, qu’on pourrait presque considérer comme le point de départ du rallye, est Compiègne. Tous les équipages sont présents pour un premier repas en commun le vendredi soir.

Les samedi matin et début d’après-midi sont consacrés à la visite des appartements impériaux du château de Compiègne d’une part et du musée de la voiture (accueilli dans une aile du château) qui comporte aussi bien des automobiles que toutes sortes de voitures hippomobiles des 18ème et 19ème siècles, ainsi que quelques vélos et motos. Pour l’occasion nos voitures ont pu stationner, le temps de notre visite, devant les grilles de la cour d’honneur.

La journée du samedi permet de rejoindre Fontainebleau par les petites routes évitant la circulation dense de la région parisienne. Il n’y a pas de visite de groupe mais certains visitent Provins pendant que d’autres arrivent assez tôt à Fontainebleau pour faire une visite du château de Fontainebleau, haut lieu de l’histoire de France.

La suite arrivera tous les 3 à 4 jours dans d’autres articles.

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Rallye des 2 Caps 2024

Pour cette version 2024 du « Rallye des deux Caps », c’est notre ami Olivier Fortrye de Divion qui a relevé le défi de l’organisation en se proposant de nous faire découvrir ce territoire, tant marqué par l’Histoire et la dure aventure industrielle de l’exploitation du charbon…Il a eu  la gentillesse de nous accueillir dans son garage où il collectionne exclusivement et passionnément les voitures, camions et utilitaires de la marque OPEL….

Si la ligne des premiers modèles des années vingt reste classique pour ces années-là (moins connues de nous), on retrouve, pour les années 60, l’influence américaine de la GM avec cette ligne imposante aux noms prestigieux de « Commodore, Kapitan et autres Rekord »…En France, dans ces années là, posséder un tel modèle était signe de réussite sociale. En moindre mesure chez nous, c’est Simca qui proposait une gamme moins imposante aux noms tout aussi prestigieux de « Chambord, Versailles, Beaulieu ou Marly » equipée du V8 Ford des « Vedette »…..

Après les retrouvailles du matin et le petit déjeuner préparé par Edwige et Eric il était l’heure de partir pour la visite du « Musée de la Mine » de Divion. A travers les galeries reconstituées avec le matériel remonté du fond dans un saisissant réalisme, c’est le commentaire ému d’un ancien mineur qui nous a fait prendre conscience de la difficulté et du danger du métier de mineur de fond (jusque plus de 1000m sous terre)…Risques d’éboulements, coups de grisou, étroitesse des veines de charbon, chaleur jusque 45°C, paiement au rendement, etc…

Et la très belle conclusion de notre guide « Au fond,en cas de danger, on ne laissait jamais personne derrière et il régnait une grande entraide… »

Pour le repas c’est dans l’ambiance très « sixties » et animée du « vintage café » que la friterie traditionnelle a régalé les participants, puis ce fut le départ par un circuit approprié vers la région d’Arras pour le Musée de La Targette consacré à la première guerre mondiale … Collection très riche où le plus émouvant est peut-être la collection d’objets artistiques réalisés par les soldats au fond des tranchées, entre deux assauts, avec des douilles de cartouches ou têtes d’obus…

C’est au pied des ruines de l’abbaye du Mont-Saint-Eloi que les lauréats du questionnaire ont reçu leur récompense avant de partager la pot de l’Amitié concluant cette chaude journée d’été…

Merci à Olivier et son épouse, Edwige et Eric pour l’organisation…

Il est sûr que toute idée d’organisation de rallye est la bienvenue, sachant qu’à chaque fois l’aide du club est assurée.

C’est l’occasion de se retrouver pour la préparation (itinéraire, road-book, recherche de visites et de restauration) et cela est tout aussi intéressant que de participer au rallye…

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Rallye de Grande-Bretagne 2024

Samedi 13 juillet, à potron-minet 7 équipages représentant 15 personnes se sont présentées au terminal ferry de Calais. Les voitures vont de 1936 à 1995 et, si les autres éditions avaient été marquées par des pannes, cette fois toutes les voitures ont donné pleine satisfaction. De la Talbot London 1936 à la Renault 19 cabriolet 1995 en passant par une Studebaker 1957, une 4CV de 1958, une Bentley S2 Continental Flying Spur de 1960, une Lancia Fulvia de 1976 et une moderne BMW (la MGB GT ayant quelques soucis).

Après une traversée parfaitement calme, la route nous amène à Faversham où nous retrouvons nos amis anglais (dont un équipage en Bentley Mulsanne 1989) qui nous attendent pour visiter celle qui se présente comme étant la plus ancienne brasserie de Grande-Bretagne : la Shepherd Neame Brewery. Après une visite des installations, il y a bien sûr la dégustation et c’est aussi sur place que nous déjeunons.

Aussitôt après le repas, nous partons à Canterbury pour une visite guidée de la cathédrale, visite très intéressante assurée par une amie de Michel Dubernard. On pourrait y passer plusieurs heures tant l’édifice fait partie de l’histoire de la Grande-Bretagne. Après cela il est temps de se présenter à l’hôtel pour y prendre nos chambres et le cérémonial fut un peu laborieux. Un peu de repos et il est temps de repartir en ville pour le dîner. Ceux qui pensent que la cuisine anglaise n’est pas de qualité se trompent et nous avons eu 3 repas au cours du week-end très agréables. Au cours du repas, Thomas Desmettre nous a joué quelques chansons (anglaises et françaises) à la guitare que nous avons pu chanter car il nous avait amené les paroles.

Après une bonne nuit et un copieux petit-déjeuner anglais, nous partons visiter Belmont House près de Faversham, demeure aristocratique bâtie à la fin du XVIIIème siècle, meublée richement et où l’on peut aussi admirer une fort belle collection de pendules. Le temps libre permet une visite des jardins.

Il est à nouveau temps de retourner en ville à Faversham pour le déjeuner. Après ce déjeuner nous prenons congé de nos amis anglais et nous repartons vers Douvres où la P&O nous joue sa farce habituelle : nous avons une traversée réservée à 19h00 mais nous sommes suffisamment tôt et on nous propose le ferry précédent à 17h30 qui, finalement, pour des raisons inconnues ne part qu’à 18h30. Pour pimenter un peu la fin de ce week-end, à l’arrivée à Calais, la passerelle d’accostage refuse tout service et le ferry doit manoeuvrer pour accoster à un autre quai. Le soleil nous a accompagné quasiment tout le week-end, ce qui est remarquable cet été.

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Rallye des avant-guerre 2024

Le dernier week-end de Juin, le Tacot Club Calaisien le consacre tous les ans à un rallye réservé aux avant-guerre : donc les voitures ayant reçu leur 1ère immatriculation avant le 31 décembre 1939.

Les voitures réunies sur le week-end sont au nombre de 28, la plupart étant présentes les 2 jours, d’autres n’étant là que l’une ou l’autre des 2 journées. La variété était de mise : Rolls-Royce 40-50, Simca 5, Bentley 1935, Mathis 1932, Delage DE 1922, Peugeot 190, 201, 301, 601, Citroën B14G, C4, Rosalie, Traction, Renault Prima4, Ford A, BMW 327, Hotchkiss, Talbot London, Chenard et Walcker, Fiat Ballila, Amilcar, Buick… Il y eut deux petites pannes d’allumage mais tout le monde termina le rallye.

Cette année c’est la Flandre belge et la Flandre française qui ont été parcourues par les équipages. Avec un camp de base à Bailleul où les premiers équipages se sont réunis dès le vendredi soir pour être prêts dès le lendemain matin à aller à Ypres pour y visiter un très bel ensemble de voitures de collection : Cady Cars. Collection réunie par un amateur averti ayant rassemblé un ensemble de Citroën exclusif avec des modèles prestigieux. En particulier des spécimens très rares de SM : SM « Espace » au T-roof (ingénieux système de lamelles en alu se rétractant dans une arête centrale), le dessin de la voiture est dû au frère de Michel Dubernard qui participait au rallye ; SM Mylord ; SM Opéra, mais aussi la SM Jerry Hathaway (qui a atteint les 320km/h sur le lac salé) avec la SM transformée en pick-up tractant la remorque portant la voiture des records. On y voit aussi des DS exclusives. Dans la seconde et la troisième salle d’autres voitures tout aussi exclusives se laissent admirer : Rolls-Royce, Bentley, Ferrari, Maserati, Jaguar, Mercedes…toutes en état irréprochable.

Après cette visite, il était temps de se rafraichir avec une petite bière ou un soda tout en ayant une vue plongeante sur la salle Citroën. Quelques kilomètres avec nos voitures et nous voilà réunis pour le déjeuner au pied du Mont-Rouge.

L’après-midi nous ramène sur la Grand-Place d’Ypres dont la municipalité a accepté qu’on stationne face à la magnifique halle aux draps qui abrite le musée consacré à la Première Guerre Mondiale, objet de notre 2ème visite : In de Flanders Fields Museum.

Une petite pause en sortie de Ypres permet aux troupes de se rafraichir avant de retrouver l’hôtel à Bailleul ou son domicile pour les locaux. Le soir, un repas commun est pris dans un restaurant de Bailleul.

Le lendemain matin, les voitures se regroupent à nouveau sur la place de Bailleul. Le parcours amène les participants à Godewaersvelde pour une initiation à la boule flamande, jeu de boules ou de bourles dont les origines remontent au 14ème siècle. Dans les principes ce jeu ressemble à tous les jeux de boules, à ceci près qu’il se joue avec des boules qui sont en fait des disques de bois d’environ 17cm de diamètre et 4cm d’épaisseur, d’un poids pouvant varier de 1,4kg à 1,7kg. On peut dire que les parties furent acharnées et que ce jeu a conquis les équipages.

Après cette pause, une vingtaine de kilomètres et tout le monde se retrouve dans un autre lieu emblématique des Flandres : le Café des Orgues à Herzeele. Ce café est connu dans toute la France car il a eu les honneurs de l’émission Faut pas rêver il y a quelques années. On y trouve 3 orgues de danse Mortier, d’origine anversoise. Le plus ancien date de 1912, le second date des années 20, le second date aussi des années 20 mais a subi une modernisation après-guerre. Les deux premiers jouent avec des cartons perforés comme à leurs premiers jours quand le troisième joue avec un système « Midi » (système de commande numérique utilisé en musique) ou avec ses cartons. C’est là que se déroule le repas.

L’après-midi est déjà bien entamé quand les voitures redémarrent et une bonne partie regagne ses pénates, en particulier pour les élections. Mais quelques équipages continuent la promenade et s’arrêtent à Eecke pour découvrir le klockhuis (maison des cloches) construit en bois et servant de clocher mais éloigné de quelques mètres de l’église. Il s’agit de l’un des 2 derniers, l’autre étant à Hardifort.

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