Voiture à vendre : Armstrong Siddeley 1934

Un de nos adhérents se sépare d’une de ses voitures :

ARMSTRONG SIDDELEY 12 HP SPORTS TOURER 1934 ENTIEREMENT RESTAUREE en 2019

Un des 9 Sports Tourer survivants (N° série 72695), sur 54 construits (source : le livre ‘ARMSTRONG SIDDELEY MOTORS’ de Bill SMITH), et probablement celui qui se présente dans le meilleur état. 

Cette voiture était présentée par son constructeur comme ‘the car for the gentleman’s daughter’…car elle est élégante et légère à conduire.

Acquise en décembre 2019 en UK, auprès des héritiers de M. Roger HAINES, qui l’avait entièrement (‘body off’) et magnifiquement restaurée après l’avoir possédée et utilisée pendant des années. Le moteur (6 en ligne de 1400 cc) a été entièrement restauré (facture), couplé à une transmission présélective WILSON à 4 rapports (dont M. HAINES était le spécialiste au sein du club A.S.O.C.), elle aussi restaurée et en parfait état de fonctionnement. Les freins BENDIX à câbles sont neufs, tout comme les pneus. La carrosserie a été entièrement repeinte en 2 tons de bleu, cependant les parties sombres seraient à reprendre à cause de craquelures produites par les laques ancienne et nouvelle de natures différentes. L’intérieur est entièrement neuf (cuir souple bleu foncé et moquette), probablement plus beau que l’équipement d’origine, tout comme le ‘full weather gear’, c’est-à-dire la capote et les écrans latéraux, en toile bleu marine de qualité.
Une pompe à essence électrique, ainsi qu’un coupe-batterie ont été discrètement ajoutés par mes soins.
La voiture est 100 % complète et tout fonctionne parfaitement, vendue avec regret cause non utilisation…
Quelques pièces de rechange, rares, comme une culasse, sont comprises dans le prix.

La voiture est visible à Lambersart..

Prix demandé : 24000€

Contact : 06.75.62.86.24

Salon 2026 des Belles Champenoises à Reims

Les 7 et 8 Mars a eu lieu le Salon des Belles Champenoises à Reims.

Ce salon demeure l’un des grands salons français. Qui plus est la météo était très agréable, ce qui facilite la découverte de la partie extérieure de la bourse. Salon ou bourse: je pencherai plutôt pour bourse car il est vrai que les vendeurs de pièces, de documentation, d’automobilia en général occupent, et c’est fort bien, un espace très important.

Les thèmes des expositions étaient d’une part les Simca: Simca5, Simca 8, Aronde, Chambord, Simca 1100, 1301, Chrysler 1307, Simca 1000 Rallye 2…d’autre part les voitures anciennes dans le 9ème art : à savoir les BD. Un thème dont on reparlera, par ailleurs, cette année au Tacot Club Calaisien…

De nombreux clubs de marque sont présents et exposent un modèle : Chenard et Walcker, Amilcar, Facel Véga, Peugeot, Renault, Citroën, Hotchkiss, Voisin…En extérieur, on trouve aussi de nombreuses voitures à vendre dont une part importante d’avant-guerre, certaines nécessitant une restauration complète. Les mécaniques de plusieurs avant-guerre ont bénéficié d’une restauration et on entendait leurs moteurs tournant très bien quand leurs atours en carrosserie étaient à reprendre entièrement.

Tout en étant déjà éloignés de notre base calaisienne, il y a beaucoup de rencontres au long de la journée.

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Dossier : la Borgward Isabella

Le logo de la marque fait, bien sûr, penser à Renault. Mais il n’y a aucun lien entre les deux marques.

Borgward : marque allemande disparue créée par Carl F. W. Borgward, autant connue pour ses utilitaires que pour ses voitures de tourisme. La marque fit faillite en 1961 et même le nom de la marque ne fut pas racheté. C’était la dernière entreprise personnelle de construction automobile d’importance en Allemagne. La marque est aussi connue pour des engins assez particuliers à 3 roues (ou 4 roues) qui étaient fabriqués sous le nom de Goliath qui, là aussi, existaient tant en voitures de tourisme qu’en utilitaires et à moteurs 2 temps. Une troisième marque était fabriquée par le groupe Borgward : il s’agissait des Lloyd à moteur 2 temps.

Voici quelques illustrations de ces diverses fabrications :

Borgward 3700
Borgward Hansa 1952
Goliath GP 700 1952
Goliath 1959
Lloyd Alexander TS

Mais le sujet du jour est un dossier de documents concocté par notre ami Gilles Peltier et qui concerne la Borgward Isabella, modèle dont je suis l’heureux propriétaire d’un exemplaire de 1959.

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Autorail Bugatti

Lors de mon passage à Rétromobile, avant que de voir par mes yeux l’autorail Bugatti, j’ai rencontré Pascal Balaine. Pascal a fait sa carrière à la SNCF et est un passionné, de voitures bien sûr, mais aussi de traction ferroviaire. Il me parle bien entendu de cet autorail mythique équipé de moteurs de Bugatti Royale.

Il m’a aussi envoyé un lien qui vous donne accès à un article très documenté et passionnant sur les autorails Bugatti.

Voici ce lien :

Rétromobile 2026

Les portes se sont refermées sur l’édition 2026 de Rétromobile.

C’était déjà le cas, mais ce l’est de plus en plus : on peut y aller sans la carte bancaire, sans le carnet de chèques, simplement de quoi s’acheter un sandwich, une boisson. En effet, les expositions sont de qualité mais les voitures à vendre sont à des niveaux de prix qui mettent à l’abri de faire une bêtise.

Le plaisir des yeux est assuré car il y a vraiment de très belles carrosseries. Les Italiennes sont en force. Telle cette Alfa Roméo 8C 2900B de 1948, spectaculaire.

Les grandes marques françaises sont aussi bien présentes. On ne compte plus les Bugatti. Quelques très beaux exemplaires de Delahaye, Delage, Talbot…

Talbot-Lago T26 Grand Sport 1949 par Antem

Talbot-Lago T26 Grand-Sport 1948 par Saoutchik

Bugatti a droit à une exposition dont le point d’orgue est l’autorail à moteur Bugatti, entouré de plusieurs modèles remarquables et beaucoup d’autres répartis dans l’ensemble de Rétromobile.

Par contre, les Peugeot et Citroën sont assez peu représentées. Heureusement, là encore des modèles d’exception rattrapent la donne : la DS présidentielle 1 PR 75 et aussi la SM présidentielle 2 PR 75.

Une partie des expositions était consacrée aux motocyclettes.

Une autre exposition remarquable était consacrée aux 7 Art Cars BMW, idée lancée par Maître Poulain en 1974 qui obtient l’accord de BMW grâce à Jean Todt. Sur 35 ans sept voitures ont été créées, les artistes ayant travaillé sur ces voitures ont été successivement Calder, Frank Stella, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Jenny Holzer, Jeff Koons et Julie Mehretu. Voici celle décorée par Jeff Koons.

Quelques microcars émaillaient aussi l’exposition et je ne résiste pas à l’envie de vous faire découvrir cette Brütsch Mopetta monoplace équipée d’un moteur 54cm3 et d’une boîte 3 vitesses.

Par ailleurs, la marque Voisin pourtant assez confidentielle par le nombre de ses constructions était aussi bien représentée, notamment par cette merveille à l’habillage intérieur Art déco magnifique.

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Manifestation à Sains-en-Gohelle les 14 et 15 Février

Dans le cadre du Salon Vintage et Rétro Cars que l’ASFL (Association Sportive Football et Loisirs) organise à Sains-en-Gohelle les 14 et 15 Février prochains, il y aura notamment un rassemblement de véhicules de collection.

Vous en trouverez ci-dessous les affiches avec les renseignements si vous souhaitez y participer. La partie en intérieur est complète mais il y a encore de la place en extérieur pour les véhicules.

Voeux 2026

Le Tacot Club Calaisien vous présente ses meilleurs voeux pour cette année 2026. Qu’elle vous apporte joie et bonheur au volant de vos voitures de collection.

Profitez des dernière nouveautés : la voiture à transmission électrique Krieger :

Tous les renseignements sont disponibles sur l’Automobile – revue des locomotions nouvelles du 3 octobre 1903 disponible sur Gallica.

Notre ambassadeur 2026 : Philippe Valton

Philippe Valton a reçu le titre d’ambassadeur du TCC pour l’année 2026 et nous avons l’habitude de vous faire une présentation au travers d’un article de la « vocation automobile » de notre nouvel ambassadeur. Voici celle de Philippe.

Philippe tenant le trophée avec les noms des ambassadeurs depuis la création de ce titre en 1989. Les premiers ambassadeurs du TC étant Ken Cooke et David Edroff.

C’est Philippe qui a dirigé le texte qui suit :

Les voies qui mènent à la voiture ancienne sont multiples et pourraient faire l’objet d’une étude.

Né en 1958, je suis un enfant des 30 Glorieuses et du babyboom. Fils et petit-fils de commerçants, nous faisons partie de la classe moyenne. Nous ne manquions de rien, mais on nous laissait le temps de désirer l’objet souhaité ! Pas de clic internet à l’époque.

Mon père et mon oncle ont accumulé, entre autres, leur vie durant des jouets, devenus anciens avec le temps. Leur grenier était une ville en carton et ils confectionnaient ce qui leur manquait. J’ai eu droit très jeune aux Dinky Toys, Norev et autres qui garnissaient les vitrines d’une dizaine de magasins à Saint-Omer. Je les ai toujours, de même qu’une P60 à pédales qui attend encore sa restauration. Mon oncle est décédé très jeune, laissant l’amorce d’une collection de voitures miniatures que j’ai eu à cœur de poursuivre. Sur la boîte de la Bugatti Royale Solido, j’ai découvert que Bugatti était une marque française. La passion pour l’histoire de l’automobile était née. Les ouvrages en Français se comptaient sur les doigts des deux mains, les recherches se faisaient dans les revues, les Tiroirs de l’Inconnu de Pozzoli. J’ai donc appris par petites couches successives.

Echelle 1, c’était encore « l’époque de la bagnole ». Je débutais avec la 11CV et la P60 (lustrée miroir) de mes grands-pères. Pour papa, quatre roues, un moteur et un coffre suffisaient et la première voiture familiale fut une Fiat 600D, en 1961 (8961EV62). Elle nous conduisit dans le Jura et à Blois. La Fiat avait été achetée chez mon grand-oncle, concessionnaire Simca à Aire-sur-la-Lys, après avoir été agent Chenard et Walcker et Donnet (mon grand-père, habitant Saint-Omer, devait demander une dérogation pour acheter ses Aronde à Aire hors secteur pour lui. Les visites au garage étaient un évènement et j’en ramenais catalogues et gadgets publicitaires. Une Simca 1000 suivit en 1966, puis une 1301 LS en 1970.

La Facel III de Philippe lors du prologue du Tour de France à Calais en 1994.

Quand les camarades de collège nous relataient des vacances lointaines et méditerranéennes, nos séjours en Bretagne nous rendaient modestes mais je réalise aujourd’hui les exploits paternels, comme ces vacances à Hossegor à cinq dans la Simca 1000 (28CV), tirant la remorque Lama, 2 jours pour l’aller et 2 pour le retour, par les nationales ! Sans oublier le charme indéniable du « skaï sauvage » rouge sous le soleil landais.

J’ai rapidement été en charge des « road-books » de vacances qui passaient, comme c’est bizarre, par Clères, le Bec Hellouin, Desbordes à Rennes, occasions de visiter un musée automobile.

Vint le jour du permis, un 24 décembre, cela ne s’invente pas (je crois toujours au Père Noël) suivi quelques jours plus tard par une ascension du mont Cassel en Simca 1000, un soir de décembre, talonné par un semi sans remorque.

Le contrôle technique n’était pas encore de mise et c’est une crevaison qui révéla l’état de corrosion de la Simca 1000, remplacée par une alerte Autobianchi A112E (pas Abarth hélas) rouge Actinie qui me fit mes années d’étudiant. Je m’étais destiné à la pharmacie et un ministre s’avisa de trouver injuste le sursis octroyé aux étudiants des professions médicales (aucune base ou caserne n’était un désert médical et l’armée regorgeait de jeunes diplômés payés 660 F par mois), il s’entêta et nous fit faire quatre mois de plus portant notre temps à 16 mois. Cela ne dura pas, le temps qu’il réalise que les quatre mois supplémentaires étaient payés 7500F par mois, quatre mois qui me constituèrent une trésorerie dans un objectif bien précis : acheter une ancienne.

Premier râteau sur une annonce de Vedette V8, deuxième sur une Présidence, avant que Monsieur Rocher ne me rappelle qu’il avait toujours sa voiture et qu’il la vendait.

VRP de père en fils, il parcourait la France entière avec une succession de voitures hors du commun et des motorisations très imaginatives pendant et juste après la guerre. J’ai les photos. Il venait deux fois l’an présenter sa marchandise chez ma grand-mère et sa voiture n’était jamais loin du magasin, objet d’une pause admirative : une Facellia beige remplacée en 1964 par une Facel III rouge. Je n’en ai connu qu’une autre à Saint-Omer, un coupé Facel 6 bleu qui appartenait au fils du garage Volvo poids lourds. André Rocher avait connu Chiron ; René Vincent et bien d’autres. Il m’a prêté ou donné des documents extraordinaires et voilà que la Facel III, arrêtée en 1972, devait libérer le garage où elle était stockée.

La Facel III à sa livraison à ses premiers propriétaires en avril 1964. Evolution de la Facellia avec un moteur Volvo pour effacer les déboires du Pont à Mousson

La Facel III lors de son achat le 30 Avril 1983 après 10 ans d’hibernation

Un J9 avec plateau assura le rapatriement depuis la région d’Auxerre. La Facel fut remise sur roues pour participer au Wissant-Audruicq (le dernier de Georget Roussel qui gravit les pentes du Blanc-Nez en Kégresse) suivi de la ronde de l’Houtland 1983 (j’ai toujours l’assiette remise par Francis Dagniaux). Y participaient Eric Bancquart, Pascal Rousselle et bien d’autres.

Audruicq était aussi le lieu de mon premier emploi salarié et je fus démarché par un monsieur en costume blanc, directeur d’école, nommé Guy Manier : le doigt était mis dans l’engrenage infernal.

Le siège du club était alors le Café de l’Harmonie près de la Poste de Calais. Le club vivait de ses cotisations et surtout de la vente de « cases » pour la dinde de Noël…. jusqu’au jour où nous nous vîmes proposer d’organiser le salon du Poids Lourd. Changement de planète (plus de 50 salons et bourses depuis 1984). Le deuxième salon du Poids Lourd voit la venue de Max Meynier… c’est la foule.

De cette époque, je garde le souvenir de grandes rencontres avec les pionniers de la collection : Auguste Delicourt, Claude Caron, Michel Denquin, Emile Gossart. Chez Facel, j’ai pu côtoyer à plusieurs reprises le fondateur de la marque, Jean Daninos.

Le Wissant-Audruicq étant très codifié, nous avons lancé les 2 Caps en 1987, puis les avant-guerre, le jumelage avec le 750MC… Nous avons été invités à la course de côte de Licques, deuxième temps avec la Facel (1’07) entre l’Austin Healey de Gilbert Avon allégée au maximum pour l’occasion et le camion d’Yves Alain Jouan : une Jaguar MKVII au moteur XK vainqueur du Mans !

Devenu bisannuel, le Salon du Poids Lourd laisse la place à quelques salons plus ou moins cocasses avant de devenir une bourse des collectionneurs en 1992 et la bourse telle que nous la connaissons aujourd’hui en 1994 et dont il me faut assurer une certaine paternité.

Tout cela sans aucune connaissance en mécanique, avec deux mains gauches. Il a fallu aussi composer avec la vie de famille et la vie professionnelle, mon épouse a mis un certain temps à accepter cette passion, mais fut vite convaincue par les amitiés qu’elle engendrait.

La retraite venue, j’ai le plaisir de pouvoir participer à plus de sorties et de partager davantage la vie du club. La Facel n’étant plus fiable et nécessitant une restauration longue et coûteuse, n’intéressant pas les enfants j’ai passé la main (elle est à Tardinghem et va bientôt ressortir). Certes ma Mercedes fait bien jeune, mais c’est une monture fiable qui peut aussi nous emmener en vacances. D’autres voitures sont bien désirables et je ressens parfois une « certaine pression » pour acheter une avant-guerre. Ne présageons pas de l’avenir.

La passion c’est ce grain de folie qui vous empêche de devenir fou pour de bon.

Rencontre avec un collectionneur Britannique

Le dimanche 19 octobre j’ai été invité, en tant que membre d’une association anglaise consacrée aux instruments de musique mécanique, à une journée portes ouvertes chez un collectionneur pour visiter ses collections. Par la même occasion nous avons aussi arpenté un peu la petite ville de Tonbridge.

Deux Bentley

Des collections, il en a plusieurs : instruments de musique mécanique, horloges, voitures anciennes mais aussi d’autres. Je ne parlerai que de ces 3 thèmes :

  • les horloges : il en a 400 et elles sont toutes en fonctionnement, réparties dans l’ensemble de son habitation et représentant quatre siècles d’horlogerie, certaines contenant bien sûr des boîtes à musique, des petits orgues, des carillons.

Pendule XVIIIème siècle avec boîte à musique dans le socle

  • les voitures de collection : il y en a une quinzaine dont 7 ou 8 Bentley, toutes les voitures sont de marque anglaise à l’exception d’une Messerscmitt KR200. Toutes sont en état concours et ptêtes à prendre la route.

Aston Martin et Bentley

  • les instruments de musique mécanique : ce sont essentiellement des boîtes à musique, des juke-box, un piano Steinway, une collection de près d’un millier de chopes à bière en faïence et munies chacune d’une petite boîte à musique dans le socle (certaines parfois avec le même décor mais avec une musique différente)…

Boîte à musique Polyphon à disques interchangeables et sélectionneur qui met automatiquement en place le disque choisi par le client, utilisée dans les pubs à la fin du XIXème siècle.

Pour rester dans le ton de la journée nous étions partis en Studebaker 1957 et la journée passa très vite, le guide de la visite étant le propriétaire des lieux.

Etonnante clepsydre (pendule à eau de fabrication française du XIXème siècle)

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