Bucciali et Boulogne sur Mer (1)

Les illustrations de cet article proviennent de Gallica, site internet de la BnF. Celle du Grand Prix de Boulogne est l’oeuvre de l’agence Rol, les autres proviennent de la revue Omnia de janvier 1931 et janvier 1932.

Il y a peu de temps, passant à Boulogne sur Mer, j’ai eu le regard attiré par une inscription sur un imposte au-dessus d’une porte d’entrée de la maison située 47, rue de la Tour Notre-Dame. Il y est inscrit : Maison d’hôtes Bucciali. Cela m’a intrigué : pourquoi le nom de Bucciali, constructeur d’automobiles de la fin des années 20, a-t-il été choisi pour cette maison d’hôtes?

La Buc au Grand Prix de Boulogne le 29/07/0922

Quelques recherches de généalogie et sur quelques sites liés à l’automobile m’ont permis de rassembler les éléments suivants : la marque Bucciali est l’oeuvre de 2 frères Angelo Joseph et Paul Albert Bucciali. Leur père Joseph Bucciali est né le 25 septembre 1849 à Charonne, Paris 11ème et est mort à Boulogne sur Mer le 4 Mars 1943, il était organiste et compositeur ; il fut organiste de l’église Saint Nicolas à Boulogne sur Mer, puis des grandes orgues de la cathédrale d’Arras avant d’être organiste titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Boulogne sur Mer de 1900 à 1940.

Les deux frères : Angelo Joseph est né le 19 décembre 1887 à Arras et décède le 2 septembre 1946 à Rueil. Il se marie à Boulogne sur Mer le 23 novembre 1912 avec Gabrielle Lamirand et on voit dans leur acte de mariage que Angelo est professeur de musique et qu’il habite alors chez ses parents au 52, rue de Tivoli à Boulogne sur Mer. Cette rue se trouve juste derrière la rue de la Tour Notre-Dame et entre les deux rues se trouve aussi un petit jardin public baptisé autrefois Jardin Tivoli mais qui a été rebaptisé Jardin Bucciali au début des années 2000 en l’honneur de Joseph, le père. Le second frère Paul Albert est né le 27 février 1889 à Arras et décède le 1er juillet 1981 à Rueil, il est lieutenant dans l’aéronautique et pilote amateur. A son mariage qui a lieu le 20 décembre 1920 à Rueil, il est noté qu’Angelo, témoin, est industriel rue des Pipots à Boulogne sur Mer. Voici donc les raisons pour lesquelles la marque Bucciali est liée à Boulogne sur Mer.

La Buc, de profil cette fois

Maintenant, quelques mots sur la marque Bucciali. On a bien peu de chances d’en voir une dans un rallye tant la production a été confidentielle. La course automobile passionne les 2 frères, leurs premiers essais se font sur une voiture dessinée par Paul Albert et équipée d’un moteur Ballot en 1922. Le succès n’est pas au rendez-vous. Ils décident d’ouvrir un atelier à Courbevoie. Ils créent une voiture de course et c’est Marcel Violet qui est chargé de la motorisation. La Buc AB1 est prête en fin d’année 1922 et une petite série est lancée. L’une d’elles est engagée au Tour de France automobile 1923 mais contrainte à l’abandon. Le nouveau moteur créé par Marcel Violet est prêt pour le Grand Prix des Voiturettes à Boulogne en 1923 : c’est un quatre cylindres en V à compresseur Cozette, mais aux essais ils reviennent au bicylindre et remportent l’épreuve dans la catégorie moins de 500kg. Plusieurs modèles jusqu’à la Buc AB 5 sont produits mais en 1926 ils décident d’arrêter la production après environ 200 modèles produits. Ils se concentrent sur la conception d’un châssis à Traction Avant. Ce sera leur nouveau credo.

Dès le salon de l’Auto 1926, ils présentent un modèle TAV, faux-cabriolet, équipé au choix d’un moteur Scap 4 cylindres ou 8 cylindres. Le public est intéressé mais la presse spécialisée n’est pas convaincue. En 1928, sont présentées la TAV2 équipée d’un moteur Scap 4 cylindres et la TAV6 équipée d’un 6 cylindres Continental à suspension avant à roues indépendantes. Les lignes de la TAV6 sont caractéristiques ; lignes très basses, long capot, roues en alpax de 1m de diamètre. L’intérieur est très luxueux. trois exemplaires de la TAV6 sont produits. En 1929, on gravit encore un échelon avec la TAV8 équipée d’un moteur Lycoming 8 cylindres. Un accord est signé avec Peerless aux Etats-Unis pour la vente de brevets mais Peerless dépose le bilan quelques mois plus tard avec le crack boursier.

article dans Le Figaro du 11 octobre 1928 signalant que Bucciali a adopté le changement de vitesse automatique de Lavaud
article dans The Paris Times du 12 octobre 1929 montrant en position médiane une Bucciali. En partie haute, une Hotchkiss et en partie basse le stand Dunlop au salon de l’auto.
de gauche à droite : Angelo Buccilai, Mr Johnston de Peerless et Paul Bucciali après la signature de leur accord. The Chicago Tribune and The Daily News du 31 mars 1930

La suite dans quelques jours….

Lettre d’information n°25 de la FFVE

Voici le contenu de cette lettre n°25 de la FFVE :

Nouveau : Lancement de la Plateforme d’Assistance collectionneurs et professionnels

Afin d’améliorer le contact avec les collectionneurs et pour leur fournir une assistance de qualité, la Fédération Française des Véhicules d’Epoque met à disposition des collectionneurs un nouveau service d’accompagnement en mettant en place un outil de mise en relation :

  • consulter une base de connaissances
  • envoyer un message directement à la FFVE.

Découvrez la plateforme ici

La base de connaissances :

Les démarches sont souvent fastidieuses quand il s’agit de franchir le pas et passer en carte grise collection, c’est pourquoi la FFVE propose un espace dédié pour renseigner les propriétaires ou futurs acquéreurs de véhicules d’époque.

Les questions les plus fréquemment posées auront désormais leur réponse.

Cette plateforme donnera accès à quelques dizaines d’articles sur les thématiques suivantes :

  • Certificat d’immatriculation de collection (carte grise de collection)
  • Demande d’attestation FFVE
  • Fiscalité des véhicules de collection
  • Glossaire Véhicule d’Epoque
  • Règlementation
  • Zones à faibles émissions -mobilité
  • La Fédération Française des Véhicules d’Epoque

Envoi d’un message à la FFVE :

Si le collectionneur ne trouve pas la réponse dans la base de connaissances, il pourra envoyer un message à la FFVE.

Il qualifiera sa requête via un formulaire, permettant ainsi de rediriger sa demande vers le bon service. Chaque message reçu sera priorisé et transmis aux analystes concernés de la FFVE.

Voici la liste des demandes possibles via l’assistance du collectionneur :

  • Une question sur une caractéristique de votre véhicule
  • Un dossier en attente
  • Une démarche pour l’importation d’un véhicule
  • Une difficulté pour immatriculer son véhicule avec l’attestation FFVE
  • Une démarche pour obtenir une attestation pour un véhicule sans carte grise
  • Un délai supérieur à 8 semaines pour obtenir mon attestation
  • Une erreur sur mon attestation
  • Un problème sur ma facture

En conclusion, cette plateforme d’assistance dédiée pour les collectionneurs et professionnels permettra :

  • d’apporter directement des réponses précises via la consultation d’articles dans la base de connaissances
  • de répondre à des demandes particulières dans des délais raccourcis.

Il améliorera la satisfaction des collectionneurs.

Rallye des 2 Caps

C’est un très beau plateau de 40 véhicules très diversifiés et presque 80 personnes qu’a réuni cette version 2022 du « Rallye des 2 caps » qui figure depuis plus de 30 ans à notre calendrier et initié à ses débuts par notre ami Michel Coënen qui vient de nous quitter….

Pour rester dans l’esprit du rallye nous cherchons chaque année un intérêt proche du milieu maritime et plutôt que de découvrir la Côte d’Opale par les routes de corniche, c’est par la mer que les paysages se sont offerts au regard des participants….

Embarquement donc à bord du « Florelle », bateau promenade du port de Boulogne…La décision finale du départ revenant au Capitaine, c’est avec angoisse que le bulletin de la météo marine renseignant sur la force et l’orientation des vents fut décripté….Fort heureusement, le beau temps était au rendez-vous et la mer suffisamment agitée (mais pas trop ) pour procurer de bonnes sensations et faire pâlir la mine des matelots d’un jour sensibles au mal de mer…..

Demi- tour au large du fort d’Ambleteuse, puis retour sur la terre ferme(ouf!!!) pour le parcours du matin, avec une halte commentée sur l’histoire du monument de la « Colonne de la Grande Armée » à Wimille…Itinéraire bucolique dans l’arrière pays boulonnais et accueil pour le repas à l’estaminet de Quesques…..

Vers 15h30 il était temps de reprendre les véhicules pour nous rendre  au jardin remarquable de Mr et Mme  Debette à Doudeauville pour un parcours commenté (silence, ça pousse!!) et la clôture du rallye par le verre de l’Amitié….

Il faut remercier les G.O (gentils organisateurs) même si certains ne pouvaient pas être présents pour cause de vacances : Michel Truquet le chef d’orchestre, Nadège, Benoît, Annie et Laurent, Michèle; Harold et Edwige et bien sûr l’ensemble des participants.

Pour voir l’ensemble des photos, cliquez sur l’image ci-dessous : (il y a plus de 100 photos)

Rallye de Grande-Bretagne

Quatre équipages du Tacot Club Calaisien sont allés passer les 14 et 15 août dans le Kent.

Parmi ces 4 équipages, 2 n’avaient jamais conduit en Grande-Bretagne et tout s’est très bien passé et ils sont prêts à récidiver.

La traversée avec la P&O s’est vue retardée de près d’une heure le dimanche matin mais cela ne perturba pas l’organisation car il y avait suffisamment de marge dans le programme.

La route emmena les équipages jusqu’à Hythe qui était le point de rencontre avec nos amis anglais au nombre de 4 équipages également mais aussi le point de départ de la promenade à bord du RH&DR railway, train à vapeur qui a 95 années d’existence et qui rejoint Hythe à Dungeness par un parcours d’environ 22km. L’écartement des voies est de 380mm et les voitures et motrices sont à l’échelle.

La météo nous a permis de faire une promenade très agréable. Nos voitures nous ont ensuite emmenés à Tenterden au White Lion où nous attendaient le gîte et le couvert. La soirée fut chaleureuse et la barrière de la langue ne posa guère de problèmes aux convives.

Le lendemain matin, une promenade d’environ 50km a permis de découvrir les routes étroites et bordées de haies et d’arbres qui parfois forment un tunnel couvrant la route, et nous amena à Penshurst Place pour y visiter ce manoir dont l’essentiel remonte au XIVème siècle. Après un café de bienvenue, la visite se fit en 2 groupes, l’un en langue anglaise, l’autre en français, et nous avons ainsi pu découvrir l’histoire de la famille Sidney qui possède ce manoir depuis 1552 et y découvrir aussi des objets décoratifs et des meubles de très belle facture des 16ème et 17ème siècles.

Après cette visite un repas était réservé dans un restaurant situé dans le village et le début d’après-midi permit de découvrir une partie des jardins du manoir qui sont réputés pour leur beauté.

A 15h00, il était temps de se séparer de nos amis anglais, que nous retrouverons à l’Amble d’automne dans quelques semaines, et de reprendre la route vers Douvres. Les 100km se sont faits en grande partie, là encore, par de jolies routes sinueuses comme il convient à nos voitures anciennes qui se sont trouvées toutes quatre à l’heure sans aucun incident pour l’embarquement à Douvres.

Michel Coenen

Michel COENEN, qui vient de nous quitter à 78 ans, était un pilier historique de notre association (un membre « d’époque » comme le dirait ma petite fille). Il a rejoint le club à la fin des années 70, peu après sa création en 1974.
D’origine Belge, il fréquente régulièrement Wissant -ses anecdotes relatives au désensablement de la baie sont impressionnantes- où il choisit d’ouvrir son cabinet
d’architecte. Il épouse Anne Marie, une Calaisienne ; ils auront 2 fils, Sébastien et Paul.
Très impliqué dans l’essor touristique de la station, il ne peut se résoudre à voir fermer l’Hôtel de la Plage, qu’il rachète. Il acquiert également le moulin voisin, où il organise des expositions, et participe à la sauvegarde des flobards ; on le croise dans toutes les fêtes maritimes du secteur.
En contrebas de ces bâtiments, un banal hangar métallique abrite son autre passion, les CITROEN. Dans la discrétion, il réunit une impressionnante collection, du type A à la CX, avec l’une des toutes premières 7, une C4, une Rosalie, DS Prestige et cabriolet, AMI 6, SM, CX, des raretés : 2CV Sahara, Méhari 4×4, plusieurs TISSIER …. Il y a aussi quelques utilitaires, dont l’U23 benne qui participe parfois à ses chantiers, sans oublier le bus U23
décoré aux couleurs de l’hôtel, qui a du être mitraillé par bien des touristes !
De toutes manières, il y a une règle chez les Coenen : pas de moderne. On fait les courses en DS, CX ou 2CV. La plus récente doit être le cabriolet C3 d’Anne Marie.
Dans les années 80, il est à l’origine, avec Jean Marc BARATTE, alors vice président, des rallyes Wissant-Audruicq, puis de la renaissance du Rallye des 2 Caps.
Si son activité hôtelière le prive de disponibilité le dimanche, il nous apportera toujours une précieuse aide logistique et ne manquera pas de faire une brève apparition, sans compter ses contacts qui nous vaudront souvent de belles voitures au départ. Sa disponibilité, il la
prouvera également par le prêt fréquent de voitures pour nos expositions, tout récemment avec son type A 1919 pour le centenaire Citroën. Les rallyes d’Avant Guerre lui ont aussi donné l’occasion de ressortir plus souvent avec nous.
En juillet 2017, après une alerte de santé, il fait le choix de vendre sa collection aux enchères, ne gardant que le type A, une 15/6 familiale, la 2CV de son beau père et sa DS couleur vieil or. La vente attire un public nombreux et cosmopolite.
Le bus reste attaché à l’hôtel dont il parvient à se libérer pour goûter à une retraite méritée qui s’avérera bien courte. Ils adoptent même le camping car.

A Anne Marie, Sébastien et Paul, nous adressons nos plus chaleureuses condoléances et leur témoignons toute notre amitié.
Bonne route, Michel !

Texte : Philippe Valton

Michel Coenen nous a quittés

Michel Coenen, membre du Tacot Club Calaisien depuis les débuts du Club, est décédé ce vendredi 12 août 2022. Michel était un inconditionnel du TCC, mais aussi et surtout de Citroën. Nous vous communiquons ci-dessous le faire-part de son décès et nous reviendrons vers vous dans quelques jours avec un article à sa mémoire.

Nous présentons nos plus sincères condoléances à ses proches

Rallye dans l’Aube

Lundi 4 juillet, cap à l’aube ou cap sur l’Aube, comment dire ?

Rendez-vous à 8h sur la place d’Audruicq. Guy MANIER, annoncé en 2CV » Charleston », se présente au départ dans une version 007 à siège éjectable, ce qui lui vaut un retour aux stands. Ses efforts pour rejoindre le peloton le feront arriver au but avec 1h d’avance ! Harold animera aussi ce parcours d’une crevaison, et tout le groupe arrivera au Domaine Bel Air vers 18 heures. Partage des bungalows, rafraichissements et apéritif nous amènent sous le vaste préau pour ce premier repas commun, qui coïncide avec l’anniversaire de Ghislaine (d’autres suivront !). Si certains récupèrent de la route, certaines terrasses s’éteignent bien tardivement….

Le mardi, départ vers 9 heures pour Clairvaux. Née dans l’austérité voulue par St Bernard, la 4° fille de Citeaux a basculé dans l’opulence fin XVIII°, opulence dont les moines seront vite privés par la Révolution. D’abord convertie en ateliers, l’abbaye devient prison par décision de Napoléon 1er en 1808. Les vestiges visités ont beaucoup marqué les participants, ces salles communes de 30 m2 pour 30 prisonniers, avec une seule latrine « publique », ou ces cages à poules de 2 m2, en service jusque 1971, dans des salles de 7 m de haut, dépourvues de tout chauffage. Il y a 50 ans, on pouvait encore mourir de froid en ces lieux !  Ce qui était imaginable -je n’ai pas dit acceptable- au XIX° est révoltant dans un passé aussi récent. Je pense que cela restera la visite la plus marquante du rallye.

Le repas est pris dans l’enceinte de l’abbaye. Saluons à ce propos le professionnalisme des hôtes du midi, tant pour la qualité des menus que pour le service efficace qui nous a permis de respecter les horaires.

L’après-midi est consacrée au Général de Gaulle, avec une visite guidée très sympathique de La Boisserie, un passage au cimetière et la visite du Mémorial, où sont présentées une copie de la fausse DS du Petit Clamart, la 15/6 oléo du retour aux affaires et la RAMBLER blindée commandée par Roger Frey, jamais utilisée par l’hôte de l’Elysée.

Marche à pied le mercredi pour suivre Domenico, Troyen d’origine amalfitaine, qui nous a fait déambuler de cours en jardins, empruntant d’étroites ruelles pour découvrir églises et hôtels particuliers dans cette ville dont le dernier sinistre majeur fut de brûler en partie au XVI° siècle. Il a passionné son auditoire pendant plus de 3 heures et les nombreuses pauses ont permis aux « moins valides » de suivre jusqu’au bout. Nous renoncerons cependant, faute de temps suffisant, à visiter au retour la Commanderie Templière d’Avalleur, proche du domaine, pour emprunter une route plus calme et plus champêtre, longeant la Seine.

Jeudi, quelques voitures rechignent à démarrer, privant leurs équipages d’une halte à l’église de Chaource qui recèle de nombreux trésors. La route serpente entre les vignobles des Côtes de Bar (les Côtes de Bar se montent et se « descendent » aussi !) et ceux de Tonnerre. La cour des écuries accueille nos voitures pendant la visite de TANLAY, un château Renaissance dans la même famille depuis 1704. Cloé nous en fait découvrir les trésors et l’empreinte de la famille de Coligny, chefs de la Ligue Protestante. 

Une erreur de cap de Philippe diffère l’arrivée au Grignotin qui nous a concocté un excellent menu, sans pour autant nous retarder, puisque nous sommes attendus à l’Orangerie d’ANCY le FRANC, pour découvrir un palais Renaissance beaucoup plus spectaculaire et mieux restauré, mais aussi moins intime que TANLAY. Le retour se fait par LES RICEYS, où nous sommes accueillis par la maison MORIZE; le maître des lieux nous entraîne dans ses caves des XI° et XII° siècles avant que Tiphaine ne nous fasse déguster les produits maison, les Champagne bien entendu, mais aussi le Rosé des Riceys ou les côteaux champenois, dégustation que nous poursuivrons avec l’anniversaire de Jean Philippe au domaine, occasion pour Laurent d’entonner le toast chanté de la TU !

Dèjà vendredi, pour un départ plus tardif en direction d’Essoyes, le village natal de l’épouse de RENOIR, où il finit par acheter une propriété, loin des marchands et autres parasites, au profit d’une vie de famille épanouie, bien décrite par notre guide Magali. Nous y croisons le club lyonnais des 3A, à qui Eric remet une plaque de calandre, ainsi qu’un touriste américain propriétaire de 2 tractions, dont une anglaise.

Le repas panoramique -et gastronomique-  aux Demoiselles précède une ultime promenade vers les Lacs d’Orient, conclue par un pot de départ à la plage de Mesnil Saint Père, (sous les fenêtres de la Gendarmerie !)

Certains referont encore le Monde jusque tard dans la nuit avant un ultime petit déjeuner et le retour -sans incident- vers le bercail.

L’appel à un compte rendu plus objectif est resté sans suite, et je le regrette. Cependant, l’ambiance qui a régné pendant ces 6 jours, l’accueil très professionnel qui nous a été réservé en tous lieux,  et les quelques messages reçus depuis semblent indiquer que ce rallye a plu dans l’ensemble, avec un planning riche mais réalisable et des prestations appréciées. N’y voyez aucunement de l’autosatisfaction mais plutôt la pression mise pour les prochains projets, Michel nous voyant déjà sur les Plages du Débarquement et le Cotentin (mais il faudra mieux équilibrer les étapes, quitte à renoncer à l’hébergement unique). La sélection des photos est en cours (plus de 300 sans compter l’apport conséquent de Nadège, avec son objectif parfois impitoyable ! Oserons-nous tout publier ????)

Texte de Philippe Valton

Photos : Philippe Valton et Nadège Schrevelle