Notre programme 2022 se poursuit avec l’Amble d’automne qui aura lieu les 24 et 25 septembre prochains. Il est bien sûr possible de s’inscrire à tout ou partie de ce rallye.
Tous les détails se trouvent dans le lien ci-dessous ainsi que le bulletin d’inscription.
Lundi 4 juillet, cap à l’aube ou cap sur l’Aube, comment dire ?
Rendez-vous à 8h sur la place d’Audruicq. Guy MANIER, annoncé en 2CV » Charleston », se présente au départ dans une version 007 à siège éjectable, ce qui lui vaut un retour aux stands. Ses efforts pour rejoindre le peloton le feront arriver au but avec 1h d’avance ! Harold animera aussi ce parcours d’une crevaison, et tout le groupe arrivera au Domaine Bel Air vers 18 heures. Partage des bungalows, rafraichissements et apéritif nous amènent sous le vaste préau pour ce premier repas commun, qui coïncide avec l’anniversaire de Ghislaine (d’autres suivront !). Si certains récupèrent de la route, certaines terrasses s’éteignent bien tardivement….
Le mardi, départ vers 9 heures pour Clairvaux. Née dans l’austérité voulue par St Bernard, la 4° fille de Citeaux a basculé dans l’opulence fin XVIII°, opulence dont les moines seront vite privés par la Révolution. D’abord convertie en ateliers, l’abbaye devient prison par décision de Napoléon 1er en 1808. Les vestiges visités ont beaucoup marqué les participants, ces salles communes de 30 m2 pour 30 prisonniers, avec une seule latrine « publique », ou ces cages à poules de 2 m2, en service jusque 1971, dans des salles de 7 m de haut, dépourvues de tout chauffage. Il y a 50 ans, on pouvait encore mourir de froid en ces lieux ! Ce qui était imaginable -je n’ai pas dit acceptable- au XIX° est révoltant dans un passé aussi récent. Je pense que cela restera la visite la plus marquante du rallye.
Le repas est pris dans l’enceinte de l’abbaye. Saluons à ce propos le professionnalisme des hôtes du midi, tant pour la qualité des menus que pour le service efficace qui nous a permis de respecter les horaires.
L’après-midi est consacrée au Général de Gaulle, avec une visite guidée très sympathique de La Boisserie, un passage au cimetière et la visite du Mémorial, où sont présentées une copie de la fausse DS du Petit Clamart, la 15/6 oléo du retour aux affaires et la RAMBLER blindée commandée par Roger Frey, jamais utilisée par l’hôte de l’Elysée.
Marche à pied le mercredi pour suivre Domenico, Troyen d’origine amalfitaine, qui nous a fait déambuler de cours en jardins, empruntant d’étroites ruelles pour découvrir églises et hôtels particuliers dans cette ville dont le dernier sinistre majeur fut de brûler en partie au XVI° siècle. Il a passionné son auditoire pendant plus de 3 heures et les nombreuses pauses ont permis aux « moins valides » de suivre jusqu’au bout. Nous renoncerons cependant, faute de temps suffisant, à visiter au retour la Commanderie Templière d’Avalleur, proche du domaine, pour emprunter une route plus calme et plus champêtre, longeant la Seine.
Jeudi, quelques voitures rechignent à démarrer, privant leurs équipages d’une halte à l’église de Chaource qui recèle de nombreux trésors. La route serpente entre les vignobles des Côtes de Bar (les Côtes de Bar se montent et se « descendent » aussi !) et ceux de Tonnerre. La cour des écuries accueille nos voitures pendant la visite de TANLAY, un château Renaissance dans la même famille depuis 1704. Cloé nous en fait découvrir les trésors et l’empreinte de la famille de Coligny, chefs de la Ligue Protestante.
Une erreur de cap de Philippe diffère l’arrivée au Grignotin qui nous a concocté un excellent menu, sans pour autant nous retarder, puisque nous sommes attendus à l’Orangerie d’ANCY le FRANC, pour découvrir un palais Renaissance beaucoup plus spectaculaire et mieux restauré, mais aussi moins intime que TANLAY. Le retour se fait par LES RICEYS, où nous sommes accueillis par la maison MORIZE; le maître des lieux nous entraîne dans ses caves des XI° et XII° siècles avant que Tiphaine ne nous fasse déguster les produits maison, les Champagne bien entendu, mais aussi le Rosé des Riceys ou les côteaux champenois, dégustation que nous poursuivrons avec l’anniversaire de Jean Philippe au domaine, occasion pour Laurent d’entonner le toast chanté de la TU !
Dèjà vendredi, pour un départ plus tardif en direction d’Essoyes, le village natal de l’épouse de RENOIR, où il finit par acheter une propriété, loin des marchands et autres parasites, au profit d’une vie de famille épanouie, bien décrite par notre guide Magali. Nous y croisons le club lyonnais des 3A, à qui Eric remet une plaque de calandre, ainsi qu’un touriste américain propriétaire de 2 tractions, dont une anglaise.
Le repas panoramique -et gastronomique- aux Demoiselles précède une ultime promenade vers les Lacs d’Orient, conclue par un pot de départ à la plage de Mesnil Saint Père, (sous les fenêtres de la Gendarmerie !)
Certains referont encore le Monde jusque tard dans la nuit avant un ultime petit déjeuner et le retour -sans incident- vers le bercail.
L’appel à un compte rendu plus objectif est resté sans suite, et je le regrette. Cependant, l’ambiance qui a régné pendant ces 6 jours, l’accueil très professionnel qui nous a été réservé en tous lieux, et les quelques messages reçus depuis semblent indiquer que ce rallye a plu dans l’ensemble, avec un planning riche mais réalisable et des prestations appréciées. N’y voyez aucunement de l’autosatisfaction mais plutôt la pression mise pour les prochains projets, Michel nous voyant déjà sur les Plages du Débarquement et le Cotentin (mais il faudra mieux équilibrer les étapes, quitte à renoncer à l’hébergement unique). La sélection des photos est en cours (plus de 300 sans compter l’apport conséquent de Nadège, avec son objectif parfois impitoyable ! Oserons-nous tout publier ????)
Ken Cooke est décédé hier au soir dans sa 91ème année.
Ken et Eileen
Ken est, sans contestation, l’initiateur de la relation privilégiée avec nos amis anglais du 750MC. Cela se traduira par le jumelage entre l’antenne du Hertfordshire du 750MC et le TCC en 1989. Il y a donc 35 ans que nous connaissions Ken, les premières rencontres ayant eu lieu en 1987.
Ken a parcouru l’Europe avec son Austin 7 Chummy de1929 : Allemagne, Italie, Suisse, France bien sûr, Benelux…mais il a également fait une traversée Est-Ouest des USA ralliant New-York à la côte Ouest via Chicago en suivant la Route 66. Il avait une âme d’aventurier. C’est lui qui nous incita à participer au « Tour de France » que le 750MC organisa en 1997, nous donnant ainsi envie de faire aussi un rallye au long cours tous les 5 ans.
Ken avec sa Chummy à Beaulieu
C’était avant tout un excellent ami, présent à toutes les rencontres du 750MC et du TCC, que nous regretterons beaucoup.
Derrière le passionné, il y avait aussi un époux, un père de famille, un grand-père et un arrière grand-père très attentionné. Les rencontres familiales étaient des moments très importants dans la vie de Ken et Eileen.
Ken et Eileen avec Annick Manier
Nous présentons nos sincères condoléances à Eileen, son épouse, et à tous ses proches.
Le Pre-War Austin 7 Club, club de Grande-Bretagne avec lequel nous sommes jumelés, organise tous les 5 ans un rallye sur le continent. Cette année, il revêtait une importance particulière puisque nous fêtons en 2022 le centenaire de la création de l’Austin 7.
Vingt-sept équipages se sont retrouvés à Arras, point de départ de ce périple de 2 semaines en France, Allemagne et Belgique. Il y avait 26 équipages anglais et un équipage français, le plateau de voitures étant constitué de 24 Austin 7 ou Big 7, une Singer Gazelle, une MGB et une Borgward Isabella. Une voiture moderne assurait un soutien logistique en cas de panne.
Ce périple mena les équipages d’Arras à Laon, puis Metz, Freudensdat en Forêt Noire, Munster, Nancy, Laon, Dinant en Belgique pour finir à Calais, circuit représentant environ 1800km auxquels il fallait rajouter les excursions pendant les journées de pause.
Quelques journées de pause émaillaient ce parcours permettant plus particulièrement de visiter la Forêt Noire, l’Alsace et les environs de Dinant.
Il y eut, bien entendu, quelques pannes mais toutes les voitures étaient présentes à l’arrivée à Calais. Le retour en Angleterre fut fatal, par contre, au moteur de l’Austin Opal de Janet Edroff.
Le prochain rallye de 2 semaines du T.C.C. est prévu à l’été 2024 et d’ores et déjà sa préparation est bien avancée. Nous reviendrons vers vous avec des informations détaillées avant la fin de cette année 2022.
Nous venons d’apprendre le décès survenu il y a quelques jours d’un ami, Bruno Debove de Saint-Omer, qui fut membre du TCC pendant plusieurs années et qui était là, en particulier, à l’époque des premières bourses d’échanges à Audruicq.
Nous présentons nos sincères condoléances à toute la famille.
Voici son faire-part de décès :
Raoul (†) et Odette DEBOVE-LAMPS, ses parents ;
Camille DEBOVE et Jonathan DUFOUR,
Arthur,
Jean DEBOVE,
Clémence et Antoine KALMUK-DEBOVE,
Raphaël, ses enfants et petits-fils ;
Vincent DEBOVE et sa famille,
Philippe et Blandine DEBOVE-VORK, ses frères, belle-soeur et neveux ;
Toute la famille,
Elisabeth, Eva, Line et Marine, ses infirmières ;
Tous ceux qui l’ont aimé et connu,
ont la douleur de vous faire part du décès de
M Bruno Debove
Kinésithérapeute retraité
survenu à Saint-Omer, le Lundi 04 Juillet 2022 à l’âge de 64 ans.
Ses Funérailles Religieuses seront célébrées le Jeudi 07 Juillet 2022, à 14 heures 30,
en la Chapelle Sainte-Croix (La Valeur) de Longuenesse,
suivies de l’inhumation au cimetière des Bruyères, dans le caveau de famille.
Réunion en la chapelle à 14 heures 30.
L’offrande à la fin de la cérémonie tiendra lieu de condoléances.
Prière de n’apporter ni plaques, ni fleurs artificielles s’il vous plaît.
Monsieur Bruno DEBOVE repose à
la Maison Funéraire Audomaroise Noël HUMBERT-BAILLEUL
Le week-end des 25 et 26 juin a eu lieu le 17ème rallye des avant-guerre organisé par le Tacot Club Calaisien.
photo prise par un drone piloté par Fabien Fovet qui tient Le Juke Box à Lisbourg
Cette année le départ se faisait depuis le parc de la Mairie de Longuenesse mais dès le vendredi soir environ la moitié des équipages s’est retrouvée pour un repas dans un restaurant à Saint-Omer. Samedi matin, 22 voitures étaient réunies, toutes de l’entre deux-guerres. La marque la plus représentée était Citroën avec 9 modèles dont deux B14G, des Rosalie : 3 Rosalie 1932 dont un coach Sical, 2 Cabriolet 15A de 1933, 2 de 1934. Cette année, une seule Peugeot : une 202 de 1939 venue de Belgique. Deux Renault : une Celtaquatre coach découvrable de 1935 et une Viva Grand Sport. Quelques marques étrangères étaient représentées : Ford B, BMW 327 et une Fiat 1934. Les autres véhicules représentaient les marques disparues : une Hotchkiss 1939, 1 Simca-Fiat Balilla, 1 Simca 5 1939, une Rosengart LR2 1930, une Riley 12/6 Kestrel 1934, une Rolland Pilain type R 1924, une Mathis EMY4S 1934, une Amilcar M3 1931.
Ce rallye était dédié à notre ami regretté Eric Duriez qui nous a quittés en fin d’année dernière. Le parcours réalisé était celui qu’il avait préparé pour l’année 2021 mais qui avait dû être annulé pour cause de COVID. Un hommage lui a été rendu avant le déjeuner du samedi midi.
Le samedi fut consacré à de la ballade par les petites routes du Pas de Calais avec des arrêts permettant aux mécaniques de souffler et aux équipages de profiter du café et des autres boissons acheminées par deux équipages qui assuraient l’intendance.
Harold est appelé à la rescousse par Eric pour ouvrir un fût
La nuit fut passée à Berck sur Mer. Le lendemain les paysages très variés amenèrent les équipages dans le Montreuillois pour aller à la rencontre de Marc Tiret, maître forgeron qui nous fit découvrir son atelier et ses créations qui participent à de nombreuses expositions.
La route mena ensuite les équipages vers Azincourt où les attendait le déjeuner qui fut suivi de la visite du centre Azincourt 1415 dédié à la tristement célèbre bataille d’Azincourt qui vit périr une part importante de la noblesse française.
Jacques assure le placement des voitures à LisbourgLa repose d’un essuie-glace par des gens qui savent et qui ont pris un peu d’outillagePascal met du Rain X sur les pare-brisesUne Bentley R de 1953 est attirée par ses congénères mais n’ose s’approcherDCIM\100MEDIA\DJI_0537.JPG
Le club Les Amis de Chenard & Walcker avait demandé à Eric Bancquart et Edwige Raba, en tant que membre du club, d’organiser leur sortie nationale le week-end de l’Ascension dans le Nord.
Après 2 annulations consécutives, cause Covid, cette manifestation a eu lieu du 26 au 28 mai 2022.
L’hébergement se faisait à Tournehem sur la Hem, hôtel Bal et c’est une quinzaine d’ équipages qui prenait la route pour découvrir notre région,
La première visite était l’église de Licques suivie de l’ascension du vigneau pour continuer sur nos routes bucoliques et découvrir la sécherie à chicorée de Vieille-Eglise.
Pour des équipages venant de différentes régions de France et d’Europe, l’étonnement fut important, Jean Louis Hochart, membre du TCC, profita de cet arrêt pour venir présenter sa dernière trouvaille : une Chenard & Walcker Aigle 22 de 1939 carrossée par Labourdette en cabriolet Vutotal.
L’après-midi, le parcours suivit de nombreux canaux pour un retour à l’hôtel. Mr Gérard Delmotte, historien du circuit de Boulogne, exposa les faits d’armes Chenard & Walcker.
Le samedi fut consacré à la découverte de l’espace Tourville à Gravelines, construction du JEAN BART, suivi de la découverte du platier d’Oye-Plage et des vestiges du mur de l’Atlantique.
Les commentaires des visites étaient assurés par Michel Truquet, les pauses café sur le parcours par Mrs et Mmes Gräber, Bardel et l’assistance plateau (plateau de Julien Telliez) par Benoît Oudar et Nadège Schrevelle.
Ce lundi de Pentecôte, 6 juin 2022, une balade dans les Flandres était proposée par le TCC. 52 véhicules y étaient inscrits (107 personnes).
Après un petit déjeuner offert par le club au « Calypso » de Watten qui nous a fort bien accueillis, les véhicules se sont mis en route pour un périple de 105 km, de quoi faire rouler nos anciennes !
Watten, Merckeghem, Bollezeele, Esquelbecq, Wormhout, Steenvoorde, Boeschepe, Berthen, St Jans Cappel, Meteren, Cassel et retour à Watten avant de rejoindre Audruicq…
Tous ont pu admirer en chemin le moulin de Watten, le château d’Esquelbecq et son jardin, le moulin du Nord (Noordmeulen), le moulin de pierre (Steenmeulen), le moulin de l’ingratitude (Ondankmeulen) et l’estaminet voisin, le Vierpot…
Retour au « Château » d’Audruicq (l’hôtel de ville) après 3 h de route pour l’apéro, offert par le Club, et le pique-nique !
1 seul véhicule en panne : la Rolls Royce de M. Dubernard.
L’après-midi s’est conclu sous le soleil par la remise à chaque équipage d’une bouteille de bière, fabrication artisanale de Cassel, la bière du Reuze. Un grand merci à la mairie qui nous a ouvert ses locaux et s’est investie à nos côtés.
Un grand merci aussi à Sébastien, notre boulanger favori, pour avoir offert un excellent dessert à l’ensemble des participants!
Les participants et notamment les nouveaux adhérents du club ont fort apprécié la journée.
Et voici le reportage photographique de la journée :
En me perdant un peu sur internet comme cela se produit parfois, j’ai trouvé cette vidéo sur Panhard qui doit intéresser les amateurs de Panhard mais aussi tous les collectionneurs d’automobiles car on y parle aussi d’autres marques et de l’histoire de l’automobile en général. La vidéo dure 53 minutes et nous donne une longue interview de Jean Panhard, directeur général de Panhard de 1949 à 1967.
En octobre dernier, je me suis rendu à l’assemblée générale de l’AAIMM (Association des Amis des Instruments et de la Musique Mécanique) en région lyonnaise. Cette A.G est toujours jumelée avec une animation qui, cette fois, était la visite de la Fondation Marius Berliet. Nous avons été pris en mains par Messieurs Brassler et Broutechoux, deux passionnés de l’histoire du camion en France et de l’emblématique marque Berliet.
Autodidacte, Marius Berliet (1866-1949) construit un moteur et assemble un premier véhicule en 1895 dans un appentis de la maison familiale. Le second véhicule est construit en 1897 dans une annexe des ateliers de tissage de tissu parentaux (Berliet et Bellet) situé dans le premier arrondissement de Lyon. Au décès de son père en 1899, il laisse l’activité de tissage à ses frères et aménage un atelier de construction automobile plus grand. Soucieux d’un développement rapide, il rachète en 1902, les ateliers de la marque de voitures Audibert et Lavirotte forts d’une superficie de 5000m2 et de 250 ouvriers. Il poursuit l’activité cessée par la volonté des actionnaires d’Audibert et Lavirotte actant dans un PV d’assemblée générale : « qu’il n’y avait pas lieu de continuer la fabrication de voitures automobiles compte tenu de la crise que traversait cette activité.. ». Marius Berliet a une tout autre vision du potentiel de développement de l’automobile, il n’est pas encore question de camions à ce moment de la vie de l’entreprise. Une manne financière exceptionnelle viendra, en 1905, avec la cession d’une licence de fabrication de voitures Berliet aux Etats-Unis à la société ferroviaire American Locomotive Company (ALCO) désireuse de se développer dans le domaine automobile. Berliet intègre la locomotive chasse-buffle dans son sigle en mémoire de cette association fructueuse et elle y subsistera, schématisée, jusqu’en 1980.
Berliet Type D 1901Berliet Type AH 1911ALCO 60CV 1912
Marius Berliet est visionnaire à plus d’un titre, il anticipe l’essor du transport par route des marchandises et donc du besoin croissant en camions. Les premiers sont assemblés en 1907 et son modèle CBA de 1913 arrive à point nommé lorsqu’éclate le Première Guerre mondiale. L’armée française en commandera plus de 15.000 durant les années de conflit. Durant cette période, la production d’automobiles est arrêtée complètement et remplacée par la fabrication d’obus et l’assemblage sous licence de chars Renault FT. L’usine de Vénissieux est la seule à disposer de l’équipement industriel nécessaire pour pouvoir réaliser la tourelle pivotante à 360° de ces chars. C’est dire l’avance technologique de l’entreprise. Celle-ci se retrouve aussi dans les recherches sur l’usage d’autres combustibles que l’essence jusqu’alors seule à être utilisée. Dès 1926, un moteur gazogène à bois cru est mis au point. En 1930, une motorisation diésel est proposée ; sur les 25.000 camions de type GDR construits en 17 ans d’existence, 45% roulent au diésel, 31% sont des Gazobois et 24% des véhicules à essence. Berliet équipe une fourgonnette, modèle VTS, d’un petit moteur électrique, nous sommes en 1924 comme quoi cette technologie était déjà disponible et fonctionnelle. Comme nous le fait remarquer notre guide, les développements actuels du moteur électrique trouvent leur base sur ces premières expériences.
Berliet Type M 1909Berliet CAT 1913
Dans l’entre-deux guerres, des législations favorisant le transport par rail plus que par la route compliquent la tâche des fabricants de camions français et freinent les ventes donc aussi pour Berliet. Parallèlement aux camions, l’automobile continue à être produite mais la décision de son arrêt définitif tombe en 1939.
La seconde guerre mondiale fait chuter la production de camions de façon drastique mais une partie de ceux-ci sont livrés par obligation aux forces occupantes. Cette situation va provoquer la mise sous tutelle de l’entreprise à la libération mais Marius et ses fils, qui sont entrés dans le CA de la société, vont en récupérer la pleine propriété en 1949.
L’après-guerre est une période faste, la production est importante mais la concurrence l’est tout autant, cependant les camions Berliet peuvent capitaliser sur une image de robustesse, de fiabilité et d’un entretien aisé pour garder des parts de marché. Entre temps Michelin est devenu l’actionnaire majoritaire du groupe Berliet. La crise provoquée par le choc pétrolier de 1974 précipite sa mise en vente. Pour éviter le rachat par Fiat de Citroën et Berliet, l’état français fait pression sur Michelin. Citroën passe aux mains de Peugeot et Berliet aux mains de Saviem, la division camions de Renault. C’est le début de le fin, regrette notre guide, Saviem n’a pas la notoriété de Berliet dont la marque disparait progressivement et définitivement en 1980 pour laisser place au losange de Renault. La division Renault Trucks qui a digéré Berliet sans en avoir tiré un réel profit passe ensuite aux mains du suédois Volvo Trucks.
Berliet VDAF 4 1936Berliet GDLS30 1940
Ce survol très rapide de presque quatre-vingt ans d’existence passe sous silence la petite production ferroviaire de Berliet mais aussi celle de matériel roulant pour les pompiers, les autobus et autocars, les véhicules militaires de même que des camions fabriqués à quelques unités pour des usages très spécifiques tel le gigantesque T100.
Berliet T100
La Fondation Berliet œuvre à la préservation de tous les types de véhicules portant le sigle de la marque mais aussi plus largement celle du patrimoine français des véhicules poids lourds. Plus de 280 véhicules, toutes marques confondues, y sont conservés et entretenus.
Saurer Type B 1913
Elle gère également un très important centre de documentation relatif à l’histoire du poids lourd en France.
Pour ceux qui veulent creuser ce sujet aussi inépuisable que celui de la musique mécanique, je ne peux que leur conseiller la consultation des sites Marius Berliet, Berliet ou celui de la Fondation.
En 2024, le TCC proposera un rallye de 2 semaines dont l’une des étapes sera Bourg en Bresse et la Fondation Marius Berliet est au programme des visites.
Renault Char FT 1917Ariès R 66-3 1917Latil TP 4×4 1913Renault FU 1919Peugeot type 1525 1917Willème RD 615 DN 1955Mack type AC 1916BARRON- VIALLE type F 1914BERLIET Automotrice 1929LUC COURT HA 1910CHENARD et WALCKER U7T 1927DE DION BOUTON type K 1926BERLIET VTB électrique 1924LATIL TA 1899Dans l’ordre BERLIET AM2 1912, VB 1920 et VF 1921BERLIET type C1 1908BERLIET AK4 1911BERLIET VIHB 1927 et VGB 1925au 1er plan BERLIET VILS 944 1932BERLIET VILF 9 1933BERLIET AI 9 1911BERLIET VIRP 2 1939 « Dauphine » dernier modèle de tourisme produit avec cellule passager de Peugeot 402