Salon de Reims, l’ anti-rétromobile???

           Rareté, élitisme, restaurations exceptionnelles, prix astronomiques, …Avec tous ses superlatifs, Rétromobile nous a laissés béats, les pupilles dilatées.

           Mais …peut-on vivre au quotidien au Louvre ou à Versailles ?

        Reims, c’est l’anti-Rétromobile, la vraie vie, quoi. Le collectionneur y trouve les véhicules qu’il peut posséder et les solutions qu’il peut chercher.

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        Le panel des véhicules exposés ne se limite pas ici aux GT des années 50/80 : ancêtres, avant guerre, populaires, utilitaires, même des militaires, actualité oblige. Cette Zedel centenaire au détour d’une allée, une auto chenille Citroen, des Licorne, Chenard, …. certes il y a aussi des Delage, Delahaye, Voisin ou Facel, mais tout est simple et bon enfant. Surprise de retrouver, parfaitement restaurée, la Monasix présentée en « sortie de grange » en 2011 à Audruicq, bonheur de découvrir les mises en scène du concours des stands : décor champêtre pour la 2 CV, monsieur taquine le goujon tandis que madame tricote sur la banquette arrière sortie sur l’herbe, en attendant le pique nique, cinéma pour le gendarme Cruchot, avec Mustang et nonne de circonstance, auto école pour la Simca 1000 ou le club Spitfire, qui rejouait « le permis de conduire » de Jean Yanne (Ah les départementales ….).

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         Le grand hall accueille les  pros de la pièce et de l’outillage, le vieux papier de qualité, tandis que le déballage se poursuit dehors, des tonnes de pièces éparpillées façon puzzle. Plaques émaillées, lanternes ou bouchons de radiateur tiennent plus maintenant  de l’art que de la locomotion ; un acheteur parcourt les allées, en poussant, la mine réjouie, un cyclo rouillé aux pneus qui ont rendu l’âme depuis belle lurette ; un cabriolet Fiat 850 Bertone arbore une face avant de coupé 1000, attendant un nouveau propriétaire.

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          Dans le parking visiteur, le coup de jeune en laisse plus d’un sur sa faim ; on repère quand même une 15, une TR4, une Grand Large 56, ainsi qu’une Koux, interprêtation moderne de la 57 Atalante.

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         Occasion aussi de « refaire » Audruicq avec quelques exposants présents à Reims ; ce succès fait rêver, mais à discuter plus avant, il existe une taille critique au delà de laquelle les difficultés administratives s’accumulent de façon exponentielle et accélérée, et rendront leur organisation de plus en plus complexe ….

    Reims, Rétromobile, 2 journées de bonheur, différentes certes, mais complémentaires, plaisir des yeux, rencontres, découvertes, que de beaux et bons souvenirs ! A savourer SANS modération.

 

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texte et photos : Philippe Valton

A.G 2018 de la F.F.V.E

Vous trouverez ci-dessous un compte-rendu qui n’est certes pas complet mais qui reprend la plupart des points qui ont été abordés au cours de l’Assemblée Générale de la F.F.V.E le samedi 10 février.

 

  • Bilan 2017 :

. Journée Nationale des Véhicules d’époque : environ 1000 opérations, réunissant environ 60 000 véhicules.

. 23 clubs supplémentaires adhérents

. 23 professionnels supplémentaires adhérents

. 4 musées supplémentaires adhérents

. 20 386 attestations FFVE pour immatriculation en carte grise collection

. 53 cartes d’identité FIVA ont été délivrées

 

  • Rapport financier :

. attestations : solde +603 000€

. actions spécifiques : solde -94 000€

. actions clubs : – 3800€

Solde global 2017 : +505 000€

. projet d’achat de nouveaux bureaux (les actuels étant trop exigus seront revendus)

Trésorerie globale de la FFVE : 1 800 000€

 

  • Législation :

. Zones à circulation restreinte (ZCR) :

2 cas : Paris

Les autres métropoles : mesures de circulation restreinte en cas de pics de pollution

Il reste le cas des youngtimers qui n’a pas de solution aujourd’hui.

Pour les métropoles ( Lille, Dunkerque…) les mesures de restriction ne s’appliquent qu’en cas de pic de pollution et ne concernent pas les voitures en carte grise de collection.

Le souhait d’avoir une vignette crit’air spécifique pour les véhicules en CG collection n’a pas abouti pour l’instant

 

. Contrôle technique :

Nouveau contrôle renforcé à partir du 20 mai 2018 ; 132 points de contrôle au lieu de 123, 606 défaillances possibles au lieu de 453.

Les défaillances seront réparties en 3 catégories :

. mineures : réparation sans contre-visite

. majeures : réparation et contre-visite dans les 2 mois

. critiques : 24 heures pour amener le véhicule chez le réparateur, plus aucune autre possibilité de rouler avant réparation

Les véhicules légers d’avant 1960 en CG collection n’ont plus d’obligation de CT.

Il est recommandé par la FFVE de pratiquer un CT simplifié tous les 5 ans dans un centre Autosur au coût de 40€. Certaines compagnies d’assurance consentent une réduction de 8€ par an sur la prime d’assurances si ce contrôle technique est effectué. Il devient donc « gratuit » sur une période de 5 ans.

 

. Taxe à l’essieu : (TSVR) :

Discussions en cours avec la Direction des Douanes

 

. Taxe sur les voitures de plus de 36CV : véhicules en CG collection dispensés de la taxe

 

. cartes grises : beaucoup de difficultés pour obtenir les Cartes Grises

La FFVE a proposé son aide aux autorités pour la délivrance des CG de collection ; dossier en cours.

 

. Loi 530 sur véhicules militaires :

La catégorie D sera rétablie prochainement pour les véhicules antérieurs à 1946 avec la liberté de possession comme précédemment.

 

  • Statistiques :

Attestations : 14 306 en 2016

20 489 en 2017

30% des dossiers sont incomplets à réception à la FFVE et provoquent un travail administratif supplémentaire.

 

  • Manifestations :

Décret 2017-1279 :

. les concentrations de moins de 50 véhicules ne nécessitent plus de déclaration en préfecture.

Les concentrations de plus de 50 véhicules restent assujetties aux déclarations en préfecture.

 

  • Motocyclettes :

Comme pour les automobiles en CG collection, les motocyclettes en CG collection peuvent conserver les plaques d’immatriculation ancien format et avec fond noir.

 

  • Cité de l’Automobilisme et de la Mobilité :

La FFVE travaille sur un projet en région parisienne qui serait à la fois :

. espace d’exposition

. espace atelier

. espace conservation

. espace évènements

 

  • Communication :

. Le site de la FFVE reçoit près de 1200 visites par jour.

. projet de chaine Youtube

. l’Authentique(revue éditée par la FFVE) sera en vente dans certains kiosques à l’avenir.

 

  • Résultats de l’enquête 2017 : (ci-dessous quelques chiffres extraits du document publié par la FFVE)

. 30 602 réponses à l’enquête de novembre, dont 6 532 avec des commentaires.

. 60,4% des collectionneurs sont membres d’un club.

. 33,4% des collectionneurs ont un seul véhicule.

. 52,6% des collectionneurs ont de 2 à 5 véhicules.

. les véhicules les plus utilisés : avant-guerre : 7,7%

1946-1969 : 36,6%

1970- 1987 : 39,8%

1987-1997 : 15,9%

. quel âge minimum doit avoir un véhicule de collection : 81,5% des collectionneurs estiment que l’âge actuel, soit 30 ans, est satisfaisant.

. la liberté de circulation est vue comme un droit fondamental.

. tous les détails de cette enquête sont disponibles sur le site de la FFVE.  Pour cela, il suffit d’aller dans l’onglet La Fédération, puis d’aller sur Enquête 2017. Sur cette page, il est possible de télécharger l’ensemble des résultats de cette enquête.

 

  • Président d’Honneur : nomination de Claude Delagneau.

 

Les restaurations avancent….

Deux de nos membres ont entamé des travaux de restauration sur des véhicules profitant des journées hivernales pour avancer sur leur projet.

Vous trouverez ci-dessous quelques photos de leur travail et vous y découvrirez dans leurs oeuvres Harold Gräber et notre ambassadeur 2018 Jean Zory assistés de notre président Eric Bancquart qui a perdu pour la circonstance son noeud papillon.

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remise en état du freinage de la Traction de Harold

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même punition cette fois pour une 4CV appartenant à Jean Zory

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remise en état de l’embrayage, remontage mais une vis casse au niveau du volant moteur. Extraction puis pose de l’embrayage et assemblage moteur-boite

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l’ensemble moteur-boite va pouvoir retrouver sa place.

Vente collection Michel Coënen : 9 Juillet

Michel Coënen, membre éminent du Tacot Club Calaisien et cela depuis la création du T.C.C, a décidé de vendre une grande partie de sa collection. lot-6lot-1

En matière de voitures, Michel est monomaniaque : sa collection est composée exclusivement de Citroën de toutes époques. Les voitures à vendre couvrent la période 1925 à 1984 et dépassent la vingtaine de véhicules. On trouvera également de la littérature sur l’automobile et les courses, des plaques émaillées et des pièces détachées.

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Cette vente sera asurée par la Maison de ventes aux enchères METAYER qui a fait la vente de la collection de Claude Caron. Elle aura lieu le dimanche 9 juillet à 14h30 à Wissant. Les expositions publiques auront lieu le vendredi 7 juillet de 15h à 18h; le samedi 8 juillet de 10h à 12h et de 14h à 18h; le dimanche 9 juillet de 10h à 12h.

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Le catalogue de la vente avec de nombreuses photos est disponible en ligne sur http://www.metayer-auction.com et il sera possible d’enchérir pendant la vente sur http://www.drouotlive.com. Le paiement se fera par CB, chéque de banque ou lettre accréditive.

 

Un jeune collectionneur du T.C.C : Cédric Cerouter

          Cédric, que vous connaissez tous, a toujours été intéressé par des voitures qui n’étaient pas celles du temps présent. Déjà, alors qu’il était gamin, il aimait la Dyane de son grand-père qui n’était déjà plus dans le coup.

          A la même époque, son père achète deux Dyane pour en faire une et il roule en 204, voiture qui avait déjà beaucoup disparu du paysage.

          Quand Cédric achète sa maison en 2000, il achète une Acadiane beige pour faire les travaux de restauration de sa maison. Elle lui sert pour l’ensemble du chantier. Après ce chantier et avant que Cédric ne reprenne la boulangerie où nous le connaissons aujourd’hui, il souhaite acheter une moto ou une voiture ancienne mais son épouse Valérie ne veut pas de moto.
Cédric trouve une B2 torpédo de 1921. Six mois avant il ne savait pas ce qu’est une torpédo. Cette voiture, il l’achète dans l’Oise à une personne qui dispose de plus de 30 voitures en stock, toutes plus anciennes et plutôt en meilleur état que la B2 ; mais c’est la B2 qui est l’élue.

            La B2 n’était pas en très bel état, Cédric la ramène à la maison et quand Valérie la voit elle dit : « Elle est bonne à mettre à la casse.

            Son travail de l’époque lui laissant du temps libre, c’est le démontage complet de la voiture. Mauvaise surprise : le bloc-moteur est fissuré, Cédric trouve un autre moteur en Savoie et petit à petit tout est restauré : sellerie, mécanique, carrosserie…

            Cédric est abonné à LVA et en consultant le calendrier des manifestations il voit qu’en 62, un club organise un rallye réservé aux avant-guerre, il prend contact avec le club et c’est ainsi qu’il fait son premier rallye avec le T.C.C . Quelque temps plus tard Cédric, conquis par l’ambiance du T.C.C, en   devient membre.

            Lors des premières sorties il y a quelques séances de mécanique improvisées au bord de la route mais cela n’arrête pas Cédric qui rattrape la troupe un peu plus tard…

            Puis arrive un tournant important dans la vie de Cédric, la reprise de la boulangerie familiale et faute de temps il revend la B2 en décembre 2009. Mais chassez le naturel il revient au galop, un an plus tard, la boulangerie commence à ronronner correctement et il rachète une voiture ancienne et c’est encore une avant-guerre car ce sont bien elles, les avant-guerre, qui ont la faveur de Cédric. Cette fois, il s’agit d’une C4F I : utilitaire. IL la trouve à Rodez et c’est l’ex-propriétaire qui la lui ramène.

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           Une autre des marottes de Cédric c’est de partir en vacances en ancienne. La première expérience se déroule en 2011 : il part en famille avec la C4 et va jusque Biaritz : aller-retour en 2 semaines et quelques problèmes mineurs mais plein de merveilleux souvenirs. Dans la foulée, au retour il fait le Rallye des 2 Caps avec le T.C.C. En 2014, c’est Vitraux et Dentelles organisé par le T.C.C qui emmène Cédric et sa famille jusqu’ au Puy en Velay, sachant qu’il avait fait précéder le rallye d’une semaine de ballade : le tout en Simca 8 cabriolet de 1948. C’est encore la Simca 8 qui emmène toute la famille en 2015 à Platja d’Aro en Catalogne en Espagne. Ce sont des vacances qui plaisent à Cédric et Valérie mais aussi à Clément et Martin, leurs deux garçons.

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           Puis quelques voitures passent sans rester : il y a une MG QT  qu’il revend rapidement, une Austin Seven Ruby de 1931, une Mathys EMY 4S coupé St Moritz de 1935.

           Les voitures intéressent Cédric, mais l’automobilia l’intéresse aussi et on trouve chez lui et dans son garage : des affiches, des plaques émaillées, de l’outillage ancien, des pompes à essence des années 50-60….

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           Valérie souhaitait aussi une voiture ancienne et son désir était très précis : elle souhaitait une 2CV Charleston jaune et noire. Elle est arrivée et vous la découvrirez bientôt. Cédric a aménagé également un HY de 1981, aux couleurs de sa boulangerie et ce HY nous accompagne avec une partie de l’intendance pour les rallyes des avant-guerre ; rallye qu’il organise avec Jacques Lardeur pour notre plus grand plaisir.

          Les 2 roues ne laissent pas Cédric de marbre et son garage en contient quelques-uns :

  • triporteur Peugeot de 1953 ( le grand-père de Valérie livrait le pain de sa boulangerie en triporteur et il emmenait sa petite famille en vacances à Zuydcoote en triporteur….) : nostalgie quand tu nous tiens….
  • Vespa des années 50
  • Peugeot GT10
  • Peugeot GL10
  • Peugeot 102
  • Motobécane AV44

          Valérie aime aussi les 2 roues et ils participent tous deux à la sortie des Vieilles Sacoches du T.C.C qui se déroule début mai chaque année.

          Depuis deux ans, Cédric a rejoint le Comité du T.C.C et nous sommes très heureux d’accueillir un jeune dans notre comité, un jeune dynamique qui aime les voitures anciennes et n’hésite pas à rouler. Merci à toute la famille Cérouter pour leur dynamisme.

Texte : Yves Roussel

Photos : Cedric Cerouter

Tour de France 1994…nos voitures étaient dans la caravane…

En 1994 la municipalité de la ville de Calais, par l’intermédiaire de son Service des Sports, contacte le Tacot Club Calaisien en la personne de son président : Guy Manier.

En effet, le Tour de France va démarrer dans la région du Nord et la 3ème étape, le 5 Juillet, est un contre la montre qui va de Calais à Coquelles en faisant une boucle par l’intérieur des terres et retour par la côte, en particulier le Cran d’Escalles. La ville de Calais nous demande si nous pourrions intégrer la caravane publicitaire avec quelques voitures de collection pour représenter la ville de Calais.

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Le T.C.C. y voyant une occasion de se promouvoir répond OK.

Plusieurs réunions ont lieu, de Mars à Juin pour préparer notre participation, avec Mr Leblanc : responsable du Tour de France et Mr Van Hout de la Mairie de Calais.

Le 5 Juillet au matin, les voitures arrivent pour être préparées. Elles sont décorées avec des autocollants au nom de la ville de Calais, du T.C.C. mais aussi de certains commerces ou entreprises locaux.

L’une des voitures ne pourra pas participer car elle porte une publicité pour la Sealink alors que P&O est partenaire du Tour de France. Son propriétaire n’acceptant pas d’enlever cette publicité, la voiture est exclue.

Les participants sont :

  • Philippe Valton en Facel Vega Facellia
  • Jean-Pierre Casteel en Jaguar XK 120
  • André Géloso en Lanchester
  • Henri Faustin en Peugeot 601 coach
  • Jean Fauquet en Morris Minor
  • Marcel Lucas en Citroën C4
  • Noël Dejonckhere en Cadillac
  • Yves Roussel en Peugeot 301C

A l’heure du départ, la C4 ne démarre pas. Marcel Lucas, pendant que nous roulons dans la caravane, résoud son problème et bravant les barrages parvient à nous rejoindre au pied du Cran d’Escalles.

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Il y a obligation pour tous les véhicules de rouler phares allumés. Le circuit électrique vieillissant de la Lanchester ne résiste pas et quelques kilomètres après le départ, André Géloso est contraint d’abandonner.

La caravane ayant pris beaucoup de retard et les coureurs se rapprochant de la caravane, on nous demande d’accélérer. La XK 120 monte à plus de 100km/h, ce n’est pas un problème mais en 301C de 1932, je me retrouve encadré par deux motards de la Gendarmerie qui me demandent d’aller plus vite : je suis à fond et ne le peux pas. La course dure plusieurs kilomètres avant que nous nous retrouvions tous à monter le Cran d’Escalles au pas.

Au final, nous arrivons avec 7 voitures sur 8 au départ, heureux d’avoir intégrés un tel évènement avec nos voitures.

Pour mémoire, le vainqueur du Tour en 1994 fut Miguel Indurain, et ce pour la 4ème fois ; et Richard Virenque portait le maillot à pois à l’arrivée.

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Alain Bonnet, notre ambassadeur 2017, et l’automobile ancienne

Etant gamin, Alain avait un voisin qui savait tout faire de ses mains et, un jour dont Alain se souvient encore, ce voisin a refait le moteur d’une Peugeot 201. Alain allait le voir dans ses travaux de réfection. Son intérêt pour l’automobile se manifestait déjà ou peut-être est-il apparu à cette occasion.

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Le père d’Alain était en mauvaise santé et il décide d’acheter une voiture d’occasion : une 601 Peugeot. La malheureuse 601 était assez souvent en panne et c’est le voisin qui faisait les dépannages. Un jour, déculassage du moteur ; Alain accompagne sa mère pour récupérer le joint de culasse commandé. Alain réagit en voyant le joint de culasse prévu pour un 4 cylindres et tente d’expliquer que cela ne convient pas pour une 601 mais il se fait rabrouer. Vous devinez la satisfaction de notre ami quand le voisin déclara que ce n’était pas le joint de culasse adapté.

Le papa d’Alain, de plus en plus malade, ne pouvait plus conduire et la 601 est vendue. Quelques mois plus tard, son père décède.

La 601 avait permis d’aller voir la famille à Vierzon, dans le Cher, en Normandie, dans l’Eure avec quelques problèmes mécaniques mais il reste beaucoup de beaux souvenirs de ces voyages.

Les sorties en 601 étaient souvent émaillées de petits soucis. Un jour de promenade avec le voisin qui l’entretenait, un pneu éclate et on s’aperçoit que la roue de secours ne vaut pas mieux…. La cadence habituelle était un sage 60km/h mais un jour ce fut l’évènement : dans une sortie avec les collègues de son père on mène un train d’enfer à 80km/h.

La 601 familiale a laissé tellement de souvenirs qu’on n’est pas surpris qu’Alain en possède une aujourd’hui.

Etant jeune homme, Alain achète sa première voiture : une 4CV Renault qui lui sert pendant la fin de son service militaire. Elle sera suivie par deux autres 4CV. La dernière est un modèle Luxe, avec toit ouvrant, flancs blancs et embrayage Ferlec : c’est avec cette voiture qu’Alain a promené ses trois neveux dont Pascal Rousselle, notre bien connu administrateur régional FFVE.

Vers 1978-79, Alain passe des vacances avec ses neveux à Ambleteuse. Ils découvrent le rallye des 2 Caps du Tacot Club Calaisien. C’est le déclic. Ils font connaissance avec Claude Caron, Gérard Ringart Georget Rousselle… Une autre fois, toujours à Ambleteuse, arrivent une Ford A, une Bugatti et une Chevrolet : c’est Auguste Delicourt, collectionneur et grand amateur de voitures de collection (dont le petit-fils est expert d’assurances pour automobiles de collection), qui arrive pour un film. La suite : Alain est invité à aller voir la collection d’Auguste.

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En 1982, Pascal Rousselle trouve une 4CV à vendre à Mouvaux. Il l’achète avec Alain qui commence par lui offrir une 4L et au final Alain conserve la 4CV. C’est le passage à l’acte. La 4CV restera entre ses mains 30 ans et Alain finit par la revendre car il ne roule presque plus avec elle.

Les premières manifestations à des rallyes se font aussitôt dans la foulée : en 1982-83.

En 1984, on fête les 50 ans de la Traction. Alain va chez Auguste Delicourt qui lui vante les charmes d’une 7C qu’il souhaite vendre. Alain hésite un peu et quand il rappelle Auguste, il est trop tard : la Traction est vendue. Alain, tenté par le diable, se met à regarder les petites annonces de LVA et trouve un cabriolet 404 à la carrosserie en piteux état, il la revend deux ans plus tard.

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En 1986, c’est l’achat de la 404 cabriolet blanche que nous lui connaissons tous. Elle lui a permis de faire beaucoup de belles sorties, par exemple avec l’Aventure Peugeot à Coblence en 2012, sortie organisée par le club 504 CC allemand.

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Un jour chez Bruno Vendiesse, il voit une 4 CV découvrable. Quelques mois plus tard, Alain l’achète, la fait remettre en état. Deux ans de plaisir avec elle et Bruno Vendiesse le convainc de la lui revendre parce qu’il a un client qui en cherche une.

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En 1986, Edouard Pollet lance l’idée d’un club en région lilloise : c’était davantage un groupe d’amis qu’un véritable club. En 1987, c’est la création du RAAAF (Rassemblement des Amateurs d’Automobiles Anciennes des Flandres). Alain en est le trésorier pendant 4 ans puis le président pendant 5 ans. Cela ne l’empêche pas, en parallèle, de faire des sorties avec le TCC. C’était l’époque où beaucoup ne considéraient comme voitures de collection que les avant-guerre.

Le RAAAF grossit beaucoup et d’autres clubs se créent. Ainsi, le FAR (Flandres Auto Rétro) est créé en 1998 par Alain et un groupe d’amis. 46 membres quittent le RAAAF. En parallèle, se crée aussi l’AVA (Amicale des Véhicules Anciens). Alain est président du FAR pendant 9 ans, jusque 2007.

Depuis qu’il a quitté la présidence du FAR, il se sent plus libre de participer à d’autres manifestations que celles du FAR.

Au fil des ans, reste le souvenir de la 601 familiale et le rêve se concrétise avec une 601 trouvée à Saumur en 2006, en assez bon état même si quelques améliorations ont bien sûr été faites depuis son achat. Elle participe, elle aussi, à quelques manifestations lointaines telles les 200 ans de la marque Peugeot à Sochaux en 2010 ou le rassemblement Peugeot à Blanckenberghe en 2009.

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Alain et Marie-Thérèse sortent souvent les voitures et participent à des manifestations, qu’elles soient organisées par le TCC, le FAR, les Vieux Volants d’Annoeulin le Club 01…sans compter les balades avec Jean Jumel et sa fidèle 302.

La palette de voitures possédées lui a permis de rencontrer des tas de personnes différentes et c’est l’automobile ancienne qui fait voyager Alain.

Alain et Marie-Thérèse ont rejoint le Tacot Club Calaisien en 2012.

Guy Manier : histoire d’un créateur du TCC

Guy Manier a accepté d’être le premier à figurer dans cette rubrique où nous serons heureux d’accueillir votre témoignage sur votre passion de l’automobile ancienne, n’hésitez pas à nous contacter si vous désirez apporter votre vécu de la voiture de collection.

GUY MANIER

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Les  premières armes de Guy Manier dans le monde automobile remontent à 1966, année où il fonde avec Georget Roussel le CSAC : Club Automobile Sportif Calaisien. Il n’est pas encore question de voiture de collection, il faut dire qu’à l’époque le mouvement n’en est encore qu’à ses balbutiements. Leur souhait est de pouvoir entrer à la FFSA (Fédération Française du Sport Automobile) en  tant que membre et pour cela ils deviennent l’ASACC (Association Sportive Automobile Club Calaisien) en 1969. Leur passion du moment : faire du karting sur les pistes du terrain d’aviation de Marck.

Mais la piste ne leur est plus accordée, cette activité cesse. Les difficultés administratives des épreuves sportives (déjà) les font se tourner vers le monde de la voiture ancienne qui semble plus simple. C’est ainsi que les deux compères, Guy Manier et Georget Roussel pour continuer à sortir entre copains, fondent le T.C.C. en 1974.

Le T.C.C, à l’époque, est une bande de copains et il faut attendre 1978 pour qu’il y ait un vrai démarrage des activités associatives avec un premier rassemblement à Audruicq à la Pentecôte. En 1979, c’est le premier vrai rallye avec inscription préalable.

Le succès est immédiat, il n’y a pas d’autres clubs sur la région et en 1980 le rallye d’Audruicq rassemble 80 voitures. Le plateau est essentiellement constitué d’avant-guerre. Il y a une volonté très marquée de privilégier le relationnel avec les possesseurs de voitures anciennes plutôt que de céder à tout élitisme.

Guy roule avec une Mercedes 220SB de 1964. Son rêve : avoir une caisse carrée telle que celles qu’il voyait encore rouler dans l’immédiat après-guerre, dans son enfance. Mais le plus clair de son temps est absorbé par les tâches d’organisation et les jours de rallye ne sont pas des journées de repos, c’est le moins que l’on puisse dire ; en particulier le Wissant-Audruicq, réalisé en partie grâce à l’aide de Michel Coenen, est la plus grande manifestation régionale de voitures anciennes.

Georget Roussel, le compère depuis le début, disparait malheureusement en 1983 et Guy devient président du TCC. Puis en 1985 Philippe Valton le remplace à la présidence pour un mandat d’un an et Guy est à nouveau président et ce jusque la fin de l’année 2000.

1984 est marquée par la création d’un salon Auto-Moto-Camion et c’est en 1985 que le Salon du Poids Lourd prend véritablement son envol avec la présence de Max Meynier.

Autre grand évènement qui marqua cette époque; en 1988, le T.C.C. rencontre le 750MC et en 1989 a lieu le jumelage entre les 2 Clubs ou plus exactement entre le TCC et l’antenne du 750MC du Hertfordshire car le 750MC est un club national avec plusieurs antennes régionales.

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Les contacts nombreux avec nos amis Britanniques donnent à Guy l’opportunité d’acheter une Austin7, une Ruby de 1936 ; la caisse carrée est enfin là. Cette A7 appartenait précédemment au secrétaire général du 750MC récemment décédé.

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Ces rencontres donnent un nouvel élan aux sorties du TCC d’autant que les traversées vers l’Angleterre sont très peu onéreuses avec l’ouverture du Tunnel sous la Manche. Guy et le TCC se font de nouveaux amis Outre-Manche et sans pouvoir tous les citer, nous pouvons tout au moins mentionner Ken et Eileen Cooke, David et Janet Edroff.

C’est aussi la rencontre avec le 750MC qui fait découvrir au TCC les rallyes de 2 semaines organisés par le 750MC et c’est tout naturellement que Guy, en compagnie de quelques autres équipages Français, s’inscrit avec son A7 en 1997 au Tour de France organisé par le 750MC, puis ce sera l’Eurotour en 2002 qui emmènera l’A7 jusque dans les montagnes du Harz en Allemagne.

Guy achète ensuite une 2CV fourgonnette de 1971 avec laquelle il participe au Rallye Vignes et Châteaux organisé par le TCC en 2004 et qui emmène la troupe jusque dans le Bordelais avec un retour par les Châteaux de la Loire.

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Puis en 2010 Guy succombe aux charmes d’une 2CV Charleston de 1982 et c’est avec elle que Guy participe à Traboules et Bouchons la même année. Puis en 2012 la Charleston part en Suisse dans la région d’Interlaken et enfin en 2014 Guy et Annick l’utilisent pour Vitraux et Dentelles. Bien évidemment, entre ces rallyes au long cours s’intercalent bien d’autres sorties régionales.

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Parmi les souvenirs mémorables il y a la participation à la caravane du Tour de France en 1994 pendant le prologue qui faisait une boucle démarrant de Calais. C’est aussi l’année de la création de la 1ère Bourse d’échanges d’Audruicq.

Il y aurait sans doute bien d’autres choses à raconter……