Nous sommes éloignés géographiquement du salon « Epoqu’auto » de Lyon, mais pour le sud de la France c’est un rendez-vous incontournable.
L’ampleur du salon vaut le détour et en 2022 il se tenait du 4 au 6 novembre au parc des expositions. Pour ceux qui connaissent Reims ou Rétromobile c’est un compromis entre les deux…Il y a le côté prestigieux avec un hall complet consacré aux marques historiques et luxueuses de l’âge d’or et le côté convivial des stands animés par les clubs locaux, bien représentés….
La marque à l’honneur était Lancia avec des modèles parfois très anciens et pour les plus récentes, la Renault 5 fêtait ses 50 ans avec la totalité des modèles produits, présents à l’état neuf.
Les motos et poids lourds aussi étaient très bien représentés non loin des youngtimers dont les ateliers de restauration se sont emparés pour les modèles les moins produits (cabriolets et petites sportives)….
Les marchands de pièces institutionnels étaient bien sûr présents, ainsi que libraires, ateliers spécialisés, accessoires vestimentaires, clubs nationaux, FFVE …
Une vente aux enchères avait lieu le samedi confirmant le désamour pour les « Avant-guerre »(une très belle C6F de 1930 est partie à 12000euros) et un espace était réservé aux particuliers vendant leur véhicule…
Présents durant toute la durée du salon en tant qu’exposants sur le stand « Chenard et Walcker » nous avions libre accès au salon mais je suis sûr que nous n’avons pas encore tout apprécié au vu de l’étendue de l’offre….
Ce petit rappel pour vos remémorer que la Boursqe d’Audruicq approche.
Elle aura lieu comme tous les ans le 4ème dimanche de Février, soit le dimanche 26 Février
Le thème de l’exposition sera la marque Simca.
Pour sa 29ème édition, la BOURSE D’AUDRUICQ réunira près de 60 exposants et 10 clubs, dans la salle de 2000 m2 et en extérieur.
Un spécialiste Belge de pièces SIMCA, un marchand de pièces TRACTION reconditionnées, du matériel de sablage, des démonstrations de polissage ou de débosselage sans peinture, des stands de documentation, une modiste, de la pièce auto et moto, des miniatures et jouets anciens, l’offre sera variée et conséquente, avec 400 mètres de stands intérieurs et une dizaine de stands extérieurs,
L’exposition thématique est consacrée à SIMCA, sur la période PIGOZZI (1934-1963).
Alors que la France applique une politique protectionniste et taxe lourdement l’importation de voitures étrangères, certaines marques contournent ce dispositif en assemblant leurs voitures en France ; FIAT demande alors à son fournisseur de vieux métaux , Henri Théodore PIGOZZI, de créer une entreprise pour le montage de ses modèles. C’est ainsi que naît , fin 1934, la Société Industrielle de Mécanique et de Carrosserie Automobile, la SIMCA, dans les ex usines DONNET de Nanterre.
Au début , les SIMCA-FIAT ne sont que les 6 et 11cv, la Topolino et la 1100 FIAT rebadgées ; le 1er modèle propre à Nanterre sera le coupé SIMCA 8 et il faudra attendre l’après guerre pour que les SIMCA aient leur propre personnalité, avec l’ARONDE et ses nombreux dérivés, sportifs ou utilitaires. En 1954, le rachat de FORD Poisssy élargit la gamme avec les V8 (les lignées Versailles puis Chambord ) ; n’oublions pas les autres activités du groupe SIMCA INDUSTRIES, comme les tracteurs SOMECA, les poids lourds UNIC, la collaboration avec Amédée GORDINI.
PIGOZZI, comme en son temps André CITROEN, modernise l’automobile française avec les notions de gamme étendue, de millésimes bien différenciés, de combinaisons de couleurs à l’infini. Publicité, cinéma, il apparaît partout, jusqu’à devenir un temps le deuxième constructeur français derrière la régie Renault.
A la fin des années 50, FIAT se désintéresse de sa filiale française et cède SIMCA AUTOMOBILES à l’Américain CHRYSLER. PIGOZZI lance la SIMCA 1000 avant d’être évincé début 1963 ; il décèdera fin 1964, à 66 ans.
La suite, on la connaît, avec le rachat par PEUGEOT, la réutilisation maladroite du nom de TALBOT (marque rachetée par SIMCA en 1958) et le sabordage délibéré du réseau par la marque de Sochaux. Mais le souvenir de SIMCA est bien ancré chez les collectionneurs !
13 voitures illustreront cette épopée, de la 5 à la 1000.
Un deuxième plateau sera consacré aux cyclomoteurs et cyclo-sport.
l’Aventure MATRA célébrera les 50 ans de la Bagheera et de la victoire au Mans et la Traction Universelle présentera l’une des toutes premières 7 vendues dans le département . Seront présents l’Amicale FACEL VEGA, le club LAND ROVER, les Papys 4L, le club SOLEX, et plusieurs clubs régionaux.
L’entrée, pour les plus de 16 ans, est au tarif de 4€ ; les conducteurs de véhicules anciens se verront offrir une boisson gratuite et un vaste parking leur est réservé. La bourse sera ouverte de 9h à 17h30. Deux buvettes et un service de restauration seront à disposition des visiteurs.
Le Tacot Club Calaisien (suivez nous sur http://www.tacotclubcalaisien.com) organise plusieurs manifestations en 2023, dont une sortie cyclos et un rallye réservé aux avant-guerre ; 2024 sera l’année du cinquantenaire du club et de la 30ème bourse, avec un grand rallye de 15 jours, Nous espérons atteindre alors le cap des 150 membres
L’Assemblée Générale de la FFVE a eu lieu le samedi 28 janvier.
La FFVE compte 1673 adhérents (cela comprend les collèges clubs et professionnels) et a délivré 37141 attestations sur l’année civile 2022 pour permettre à des collectionneurs d’obtenir une carte grise.
Le barème de cotisation pour une association telle que le TCC sera de € pour l’année 2023 et il n’est pas prévu qu’elle évolue pour 2024.
Les ZFE : pour ce qui nous concerne dans la région Nord sont en préparation les ZFE de Arras, Béthune, Douai, Lens, Dunkerque, Lille métropole. Aujourd’hui 10ZFE sont en place sur l’ensemble de la France et les négociations menées par la FFVE ont permis qu’il n’y ait pas de contrainte particulière dans aucune d’entre elles pour les véhicules en carte grise collection. Les négociations doivent être faites avec chaque ville ou agglomération mettant en place une ZFE. C’est pourquoi il est attendu par la FFVE une loi qui réglerait le problème sur l’ensemble du territoire, ainsi que la création d’une vignette pour les véhicules de collection qui permettrait d’être identifié sans contestation comme ayant droit de circuler.
Fin des motorisations thermiques : en 2035 il est prévu la fin de la vente de véhicules neufs à moteur thermique, les poids lourds étant exclus de cette réglementation. Cela n’implique pas pour autant la fin de circulation des véhicules à moteur thermique. Il se réalise donc un travail sur les carburants de synthèse qui viendront se substituer à ceux dont nous disposons aujourd’hui.
Attestations : leur obtention pourra continuer à se faire comme précédemment mais une nouvelle possibilité se met en place : le dématérialisation. Pour cela il faut se créer un compte utilisateur et la procédure est en 4 étapes : éligibilité, formulaire, justificatifs et paiement.
10 programmes de travail : Concours d’élégance, Lieux de l’Histoire automobile, Concours d’état, Un arbre pour chaque attestation, Transmission des savoirs, Journées européennes du patrimoine , JNVE, Transition énergétique et véhicules d’époque, Sécurité et véhicules d’époque.
Des commissions ont été créées sur d’une part le Handicap, d’autre part sur les Répliques
Il y a, à présent 45 délégués régionaux
Création d’un secteur à vocation commerciale : FFVE Services SAS
Création des Amis de la FFVE pour créer une communauté d’entraide et de partage interactif sur les routes et pour soutenir les actions de la FFVE
Ce 26 janvier, les concurrents du Monte Carlo Historique en provenance de Londres sont passés à Calais pour un contrôle horaire, assuré par le Calais Auto Racing. Pour mémoire, le point de départ était Glasgow les années précédentes. Au moins quatre membres du T.C.C. se sont retrouvés au point de contrôle pour ce passage.
5 équipages -seulement- sur cet itinéraire de ralliement: VW Golf GTI, AUSTIN A40, FORD Cortina et Escort, et, last but not least, une LANCIA Stratos, voiture qui domina le MC en 75,76,77 et 79.
Venant du ferry, les voitures se sont présentées autour de midi et le départ vers Reims a été donné entre 12h30 et 12h34.
Si vous avez lu le compte-rendu de notre A.G du 27 novembre dernier, vous avez pu voir que nous avions nommé Patrick Briche ambassadeur du T.C.C. pour l’année 2023.
Patrick est membre du Tacot Club Calaisien depuis 5 ans et il est souvent présent à nos manifestations, mais comment est-il tombé dans la marmite?
Comme pour beaucoup d’entre nous il n’y a pas eu un évènement révélateur mais un ensemble de petites choses, de circonstances qui se sont réunies pour amener Patrick à devenir le collectionneur et passionné qu’il est aujourd’hui.
Un des grands oncles de Patrick, Guillaume Briche, tenancier d’un café et d’un magasin de vélos et mobylettes avait une Traction et c’est le premier point d’accroche de Patrick.
Ce n’est pas le seul, car il y a aussi deux cousins de son père dans le monde automobile : Yves, mécanicien à Petit-Fort Philippe et Albert, mécanicien à Cappelle la Grande. Enfin, son père n’est pas mécanicien de métier mais il a une 2CV qu’il entretient lui-même allant jusqu’à changer l’embrayage sur le bord de la route car il ne dispose pas d’un garage lui permettant de le faire plus confortablement, rien ne l’arrêtait. Après la 2CV, la voiture familiale devint une Peugeot 204 break car la famille comptait trois enfants et la 2CV devenait un peu juste. D’ailleurs, à l’époque, une bonne partie de la famille Delattre (branche maternelle de Patrick) roulait en 204 : grand-père, deux oncles.
Patrick cumule à présent 33 ans de travail chez Peugeot, allez savoir pourquoi… Il faut dire qu’il a une formation de mécanicien automobile. Toute sa carrière se passe donc dans le monde automobile bien entendu : 5 ans chez Renault, 3 mois chez Norauto et 33 ans chez Peugeot.
Mais la Traction avait marqué Patrick à tout jamais. Il en voulait une et ce depuis son mariage, c’est dire…Il a fallu attendre environ vingt cinq années avant de réaliser le rêve. Acheter et restaurer avec le risque que la restauration soit longue et décourageante? Le choix est fait d’en trouver une en bon état.
Il y a sept ans, à ses cinquante ans, Patrick franchit le cap et il trouve une Traction à Saint Quentin. Il va la voir mais sans certitude qu’il va vraiment acheter, il la voit et c’est le coup de foudre : il l’achète. C’est une 11 B de juillet 1952, donc modèle 1953. La voiture ne nécessite aucun travail, elle a été restaurée quinze ans plus tôt par un garagiste agent Citroën. Le vendeur voulait la vendre mais uniquement à un passionné, et pas à un professionnel. Ce vendeur s’était constitué une collection de 25 voitures de marques françaises mais, suite à des problèmes de santé, ne pouvait plus entretenir toute cette flotte. Toutes les voitures étaient en très bon état et les enfants n’étaient pas intéressés, donc il préférait les vendre que de les voir se dégrader faute de maintenance.
Patrick a travaillé chez Norauto avec Michel Fayens et s’inscrit à Dunkerque en Torpédo.
Deux ans plus tard, Patrick s’inscrit au T.C.C., un peu par hasard : en passant à Audruicq, un lundi de Pentecôte, il voit qu’il y a des voitures de collection, s’intéresse, rencontre Francis Hanicot, puis Edwige Raba et s’inscrit dans la foulée.
En allant voir la Traction, Claudie, l’épouse de Patrick, avait flashé sur une Citroën C6, mais ce n’était pas le choix premier. Quelques années plus tard, l’envie d’avoir une avant-guerre refait surface et c’est Rémy, l’un des fils de Patrick, qui commence à chercher un modèle d’avant-guerre, si possible Citroën et ce qui serait le Graal une Rosalie. On voit d’ailleurs au travers de ces éléments que la voiture ancienne est une affaire de famille chez les Briche.
Rémy cherche sur Le Bon Coin, comme pour la Traction, et trouve une Rosalie à Narbonne qui est présentée comme étant en très bon état. Patrick en avait déjà vu plusieurs mais qui ne l’avaient pas convaincu. Patrick se décide à aller la voir avec Rémy. Elle est effectivement en très bel état et fonctionne bien. L’affaire est rapidement conclue et dès le lendemain la Rosalie est à Saint Pol sur Mer car Patrick était descendu avec un camion plateau.
Patrick a encore des envies, ou plutôt une envie : un cul de poule, pas un sot-l’y-laisse de notre gastronomie, mais une Citroën 5HP, sans idée arrêtée du modèle…
Rémy, lui aussi, est intéressé par la voiture ancienne, ses envies le portent plutôt vers une 203. Emeline, quant à elle, apprécie bien les ballades mais n’a pas succombé à la passion. Quant à Tanguy, il pense s’acheter un jour une MG mais ce n’est pas la priorité du moment.
La passion de la voiture s’est bien incrustée dans notre famille saint poloise… que nous retrouverons au long des rallyes de 2023.
L’article qui suit provient du journal Le Mois Littéraire et Pittoresque de janvier 1908 consacré aux nouveautés du salon de l’auto qui a eu lieu quelque temps avant. La source est Gallica, site de la BnF. L’ensemble du sujet sera réparti sur 3 articles.
Vous découvrirez que la voiture hybride n’est pas une nouveauté puisque dès 1907 elle était conçue même si à l’époque elle est appelée voiture mixte et non hybride.
Découvrez les subtilités du système et d’autres nouveautés apparues à ce salon.
Comme tous les ans, nous avons prévu de passer un week-end en Grande-Bretagne. Cette année, nous irons dans le Kent et dans l’East Sussex les 5 et 6 août. Cela peut sembler lointain, mais les réservations d’hôtellerie sont tendues en Grande-Bretagne. C’est pourquoi, il nous faut nous y intéresser dès à présent.
Le point d’orgue de ce week-end sera le Weald of Kent Steam Rally : manifestation centrée sur les machines à vapeur : fixes ou mobiles, mais aussi voitures anciennes, tracteurs anciens, camions anciens, moteurs fixes…Pour plus de détails, voir le site internet : https://wealdofkentsteamrally.co.uk
Vous trouverez le programme complet dans le courrier figurant dans le lien suivant :
Après une première exposition en 2019 suivie de deux annulations en 2020 et 2021 pour cause de COVID, Prewardays a eu lieu le week-end des 9, 10 et 11 décembre. Que trouve-t-on à Prewardays? Des voitures de collection, bien entendu, mais seulement des avant-guerre.
L’exposition est un musée éphémère de tout ce qui a roulé avant 1940 et ce depuis les origines, vous pourrez le voir au travers des photos. Combien de voitures? Je n’ai pas compté mais de l’ordre de 150. Des françaises (en majorité des avant-première guerre), des américaines, des anglaises, des allemandes, des italiennes et bien sûr quelques belges : Impéria, FN, Minerva.
La Croix-La Nef 1902
Moon Diana 1928
Calcott 1914
Steyr
Fiat 1913
Minerva 1913
Un plateau de voitures assez inhabituel avec son lot de raretés et de marques confidentielles, voire totalement inconnues : Aché Frères, Mototri Contal, E.J Brierre, La Nef La Croix, d’Aoust, Lurquin Coudert, Prunel, Réo, Calcott, Phebus, Nagant-Godron et sans doute d’autres que je n’ai pas notée…
Lurquin Coudert 1907
Les voitures proviennent de clubs belges, mais aussi de vendeurs professionnels belges, allemands… La collection Mahy, visitable aux musées de Leuze et au Palais du Cinquantenaire à Bruxelles, expose un ensemble de voitures dans leur jus, dans le même esprit que ce qui s’était fait l’an dernier à Gand.
Collection Mahy
Il y a largement de quoi faire son marché. Une partie bourse assez peu développée complète l’exposition. De quoi passer un bon moment et de rencontrer des têtes connues et de pouvoir bavarder un peu.
Cliquez sur l’image pour voir l’album photos de la manifestation
Après trois années d’interruption comme la plupart des salons, Classic Car show a eu lieu à Bruxelles le week-end des 19 et 20 novembre.
Lancia Astura 1936
Le thème principal était la marque Ferrari, je ne vous en parlerai pas car je ne connais pas vraiment les productions de la marque de Maranello. Je ne doute pas que certains modèles exposés étaient des pièces de prestige.
Lancia Aurelia B24
Alfa Roméo 1900 CCSS Ghia 1954
Ce focus sur Ferrari a fait que l’ensemble du salon a fait le choix de mettre en valeur des voitures italiennes et cela a donné un plateau riche en Alfa Romeo, Lancia et bien sûr Fiat…et là je peux vous dire qu’il y avait de belles pièces et vous en aurez un petit aperçu dans les photos…
Ferrari 195 Vignale 1949
Par contre les françaises étaient rares et hormis quelques Citroën et quelques Peugeot, les autres marques étaient très peu présentes.
Peugeot 504 avec 7800km d’origine
Le club Volvo avait amené 3 modèles bien peu connus chez nous : une PV 52 1938, une PV54 1939 et une PV 60 1946.
Volvo PV50 1938
La partie bourse, comme dans la plupart des salons, est peu fournie, hormis quelques vendeurs de miniatures et vendeurs d’outillages. Pour les pièces, quasiment rien. Les bourses telles que celle du TCC ont leur place pour compenser, ne nous en plaignons pas.
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