2ème article : la 1ère compétition automobile au monde ….. en 1894

Vous avez découvert dans le précédent article le lancement de cette compétition.

Cette fois vous trouverez, ci-dessous, la liste des premiers engagés, ainsi que l’évolution du réglement qui intègre certaines modifications pour ouvrir le concours au maximum de participants.

Il est intéressant de constater la diversité des sources d’énergie prévues par les concurrents, certaines suscitant quelques interrogations : la pesanteur, moteur hydraulique, moteur à air comprimé..

Petit rappel : toutes ces informations sont issues des articles parus dans « Le Petit Journal » hebdomadaire qui créa cet évènement. Ce journal était un habitué du fait : créant des concours sur des thèmes divers.

Article du 23 décembre 1893 ( Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

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La première compétition automobile au monde s’est déroulée en France en 1894…

Suite à un article lu dans la presse il y a quelque temps, je me suis intéressé à la 1ère compétition automobile au monde qui eut lieu en FRANCE en ……1894.

Après quelques recherches, de nombreuses informations me sont apparues disponibles, notamment sur le site internet gallica de la BnF (Bibliothèque nationale de France), qui est une mine d’informations extraordinaire.

Cette première compétition a eu lieu à l’initiative d’un journal  » Le Petit Journal », hebdomadaire de l’époque dont tous les numéros sont numérisés et disponibles sur le site gallica.

Ce que je vais vous proposer, sur quelques semaines, sera de découvrir les 23 articles, parus dans Le Petit Journal, concernant ce concours. J’espère que vous trouverez plaisir à lire ces textes sur cette automobile tout juste naissante et qui  nous passionne toujours.

Le premier article qui lance l’idée de cette compétition est paru le 19 décembre 1893, suivi par un second article paru le lendemain fixant les règles de cette compétition.

Article du 19 décembre 1893 (Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

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Article du 20 décembre 1893 (Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

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Pour la suite, quelques jours de patience…

 

Notre ambassadeur 2019 : Julien Telliez

Vous le connaissez, il fait partie de nos membres de la jeune génération et, même s’il est discret, sa gentillesse vous a sûrement marqué.

IMG_0908Julien reçoit son titre d’ambassadeur

Mais entrons dans le vif du sujet : comment Julien est-il tombé dans le monde de la voiture ancienne?

Son père était ambulancier de son état et donc les voitures, il y en avait toujours à la maison et Julien aimait déjà ce monde automobile. Malheureusement son père décède jeune, à 34 ans : Julien n’a que 7 ans. Il aime bien jouer avec des miniatures : les majorettes.

Julien décroche son permis dès ses 18ans. Aussitôt il achète, sur un coup de tête, un HY de 1973 à Eperlecques. Le HY lui rappelle son enfance et la tôle ondulée de la carrosserie lui plait. Une fois acheté, il se demande ce qu’il va pouvoir en faire. Il connait le T.C.C., se rapproche d’Eric Bancquart qui est un copain d’école de sa mère. Et il s’inscrit au T.C.C. en novembre 2005.

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La passion s’installe et comme pour beaucoup d’entre nous il n’ y a pas d’antécédent dans la famille.

Le HY est en état d’origine mais le moteur ne tourne pas. Il faut aussi lui trouver un abri : ce sera un poulailler à Blanc-Pignon. Les travaux commencent : après avoir refait la distribution et les freins, le HY roule. Aujourd’hui il a toujours conservé son aspect extérieur d’origine.

Un peu plus tard, en allant à la Bourse de Rouen, en 2008 il voit qu’un U55 Citroën de 1958 est à vendre et qu’il est visible à Bernainville. Ce n’est pas trés loin et Julien, trés intéressé par les utilitaires, va voir le U55. L’affaire ne se fait pas mais plusieurs mois plus tard, le propriétaire le rappelle car il n’a toujours pas d’amateur. Le prix baisse et Julien finit par acheter le U55 pour 1500€. Il est dans son état d’origine , la mécanique fonctionne, le treuil dont il est équipé fonctionne. En fait, le vendeur avait acheté un gros lot de pieces de camions dans une vente aux enchères à Amiens et dans le lot, il y avait le U55 qui ne l’intéressait pas.

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Quelques mois plus tard, Julien apprend qu’à Gravelines, suite à un décès, il y a plusieurs camions à vendre. Il appelle et la propriétaire lui dit qu’il y a un Citroën, un Mercedes et elle lit sur la calandre du troisième : Delahaye. Julien n’en croit pas ses oreilles et dès le lendemain il va voir sur place les camions. Les prix sont raisonnables et Julien achète les trois.

  • Un Citroën U23 de 1955 : c’est un camion plateau rallongé, la caisse a été réalisée par un menuisier de Loon-Plage. Il est en bon état. Lorsqu’il a été arrêté, tous les circuits ont été vidangés, y compris le circuit de freinage rempli à l’alcool à brûler. Il suffit de peu de travail pour rendre vie au U23

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  • Un Delahaye 163 de 1947 : camion avec benne basculante qui transportait du kaolin pour Bonduelle. Le moteur essence 6 cylindres, le même que sur les voitures de tourisme hormis la culasse un peu plus épaisse pour baisser le taux de compression, n’est pas bloqué et il n’a pas roulé depuis les années 1962-63. Il devrait retrouver vie dans les mois qui viennent.

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  • Un Mercedes 322 de 1960 : c’est aussi un camion benne et son allure est si familière que tout le monde le reconnait et il y en a toujours des quantités importantes qui roulent dans les pays en voie de développement. L’état général de la carrosserie est assez bon mais le moteur est HS.

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Le problème c’est que Julien n’a pas de local pour stocker ces engins et son nouvel objectif est d’en trouver un. C’est chose faite en 2009. Il trouve à Courgain d’Offekerque un bâtiment qui appartient à un réparateur de tracteurs. Il le contacte et le rencontre. L’accueil est trés froid : Julien leur parait bien trop jeune. Mais Julien ne laisse pas tomber : son grand-père connait le vendeur et l’intervention du grand-père est salutaire : la situation se débloque. Aujourd’hui, le vendeur est même devenu copain avec Julien…

Le bâtiment est acheté en septembre 2009. Il n’y a plus qu’à tout déménager….C’est aussi en 2009 que Julien achète la Simca commerciale ( sur base de Simca 9) de 1954. La remise en route demande une révision complete mais le moteur n’est pas bloqué.

C’est aussi en 2009 que Julien rencontre Angélique.

En 2010, c’est une Goélette Renault que Julien achète, mais c’est un ensemble assez particulier : la Goélette a été transformée en tracteur routier attelé à une semi aménégée en caravane. C’est le seul véhicule que Julien ne conservera pas.

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En 2011, Julien rachète aussi la Chambord et la caravane Maillet de 1973 de Guy Hurtrel. Cette caravane a été fabriquée à Choques, c’est une caravane de faible diffusion mais assez luxueuse.

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La famille s’agrandit avec l’arrivée de Constant en 2012 et de Marius en 2014. Notre jeune couple se lance aussi dans la construction d’une maison. Les véhicules doivent attendre des jours meilleurs car tout cela s’ajoute à un travail qui ne lui laisse que peu de temps à la maison.

Constant est déjà trés intéressé par l’automobile en général.

Julien va récupérer bientôt une Renault 14 GTL de 1979 qu’il va restaurer pour Angélique car, même si elle ne pratique pas la mécanique, elle aime bien les sorties en voitures anciennes.

Le métier de chauffeur routier qui l’emmenait en Grande-Bretagne continue mais à present il fait du regional et cela permet à Julien de commencer à reprendre soin de ses nombreux véhicules.

Cela fait vraiment plaisir de rencontrer un jeune passionné et le T.C.C. est heureux de le compter parmi ses membres.

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Collectionneur, amateur…?

Un amateur, un collectionneur nous a reçu pour nous raconter son histoire, ses histoires avec l’automobile.

Harold, vous le connaissez ainsi que Michèle son épouse. Nous vous parlons d’Harold Gräber, membre bien connu du T.C.C. et ambassadeur 2012.

Ses plus lointains souvenirs d’automobile sont attachés à une Mercedes 170 des années 50 que possédait l’un de ses oncles. Ses souvenirs d’enfance sont ceux de voitures d’avant-guerre, les carrosseries ponton des années 50 n’ont pas ses faveurs. Il aime les ailes galbées, les capots allongés qui enserrent la mécanique.

Parmi ses premières voitures, une MG Midget MK2.

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Les années passent et cet amour des belles carrosseries continue à le titiller. Ses regards se portent sur les Morgan qui ont l’avantage de réunir ces formes anciennes des années 30 et une mécanique plus moderne car il n’a pas d’attirance pour la mécanique. Les ailes, les phares proéminents détachés de la carrosserie, une calandre chromée, il lui en faudra une …

Il commence par s’abonner à LVA, il rêve sans passer à l’acte et il se met à aller voir des expositions deci delà.

Vers 2004, la chasse devient intense et il parcourt la France et la Belgique à la recherche de la belle, peu lui importe le modèle, exception faite de la +8 qu’il ne veut pas. Il faut qu’elle soit en parfait état et la belle se présente un jour de 2005 à Bruxelles : c’est une Morgan +4 de 1999 avec un moteur Rover de 2 litres. Ce n’est pas une vraie ancienne mais elle en a l’allure. Aussitôt, les ballades au sein du TCC deviennent un loisir.

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La colonne vertébrale d’Harold, après quelques années, ne s’accomode plus trés bien du roadster et Harold décide de revendre  sa Morgan en 2017 avec la volonté de la remplacer par une vraie ancienne qui réponde à ses aspirations. Son premier choix se porte sur une TR 2000, archétype des goûts de Harold.

Harold et Michèle vont en voir plusieurs, à La Rochefoucauld, aux Pays-Bas, à Rotterdam…mais aucune ne fait l’affaire

Après beaucoup de discussions avec les copains, changement de cap : Harold part à la recherche d’un Traction qui respecte bien ses canons de la beauté d’une carrosserie. Assez rapidement, la belle arrive : une 11B de 1952 à malle plate. Après avoir arpenté la France, il la trouve à Calais.

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La voiture présente bien. La sellerie est refaite trés rapidement. Les premières sorties se font sans problème mais les premiers travaux mécaniques s’annoncent : remplacement des cardans, réfection des freins…Les incontinences de la belle dans le garage ne satisfont pas Harold et il est décidé de refaire toute la mécanique : moteur, boite…Les copains lui prêtent main forte et Harold espère bien obtenir avec mention son CAP d’aide-mécanicien d’ici la fin 2018.

Pour la fin 2018 la Traction aura retrouvé sa mécanique et sera prête à affronter les rallyes. La Palisse s’est fait en moderne mais, c’est juré, la prochaine fois ce sera en Trac.

Bonne route à Harold et Michèle

Jean Zory, notre ambassadeur 2018

Jean Zory, que nous avons nommé ambassadeur du Tacot Club Calaisien pour 2018, a accepté, malgré sa modestie bien connue, de nous ouvrir son garage et ses souvenirs de passionné.

Jean, aussi loin qu’il s’en souvienne, a toujours été passionné par la voiture ancienne. Il avait deux copains dont les pères étaient casseurs et les casses étaient ses terrains de jeux préférés. Jean s’installait déjà au volant de belles qui n’en avaient plus que le nom …Son grand-père livrait les bouchers en bêtes d’abattoir et tous les fermiers avaient des voitures usagées poussées dans une pâture et Jean se souvient de ces belles voitures qui ont ainsi terminé tristement leur vie.

Dans les années 50 et 60, les Dinky Toys étaient très prisées des garçons et Jean ne faisait pas exception. Quand les résultats scolaires étaient bons, une Dinky venait se rajouter à la petite collection. Cette collection existe encore mais il l’a cédée à l’un de ses frères qui a une grosse collection de miniatures.

Un peu plus tard, toujours passionné, Jean s’est dit que lorsqu’il aurait et le temps et les moyens il aurait une voiture ancienne.

Ce jour arriva en 1984 : une Juvaquatre de 1955 est à vendre sur le bas-côté de la route. La personne qui la vend n’est pas là. Il laisse un bout de papier sur le pare-brise avec ses coordonnées et le lendemain il se retrouve propriétaire d’une Juvaquatre. Il y a sans doute un peu de nostalgie car son grand-père avait possédé une Juvaquatre.

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Tout de suite il se lance dans le démontage puis elle reste ainsi pendant 20 ans. La nouvelle peinture est râtée, on recommence. S’ensuivent quelques petits tours dans le coin mais le moteur n’est pas très en forme, il faut le refaire. Tout est passé au peigne fin, et après bien des petites difficultés la Juva devrait bientôt reprendre la route.

Mais, comme tout passionné, la tentation reste grande et le 02/08/1993 Jean voit une 204 de 1971 à vendre à la salle des ventes de Saint-Omer. Il a le souvenir d’en avoir conduit une comme voiture de service et en avait de bons souvenirs. La 204 arrive chez Jean. La mécanique est en très bon état, une peinture et voilà la 204 sur les routes.

Jean est devenu artisan et il profite de ses travaux pour demander à ses clients s’ils ne connaissent pas de voiture ancienne à récupérer. Un jour, une cultivatrice lui dit qu’elle a encore la 203 de sa mère, mais qu’elle ne souhaite pas la vendre. Dix ans plus tard, coup de téléphone : la grange qui abrite la 203 doit être vidée pour cause de cession. L’affaire se fait. Nous sommes en 2007. La 203 est de 1960 et ne présente pas très bien mais elle est très saine. Les pare-chocs et autres pièces d’accastillage sont en inox : option de l’époque et sont donc en parfait état. La sellerie est restée sous housses et s’avère, les housses enlevées, totalement neuve. Le moteur n’a que 23000km. Une petite révision mécanique, un peu de carrosserie et une peinture et la 203 roule. Là aussi, un peu de nostalgie car son père a eu une 203, une 403 et deux 404.

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La 204 et la 203 au Rallye d’Audruicq en 2015

Ensuite, quelques opportunités se présentent que Jean saisit :

  • Une Visa super E de 1985, 49000km au compteur
  • Une Dyane très bien conservée de 1981, reprise Juppé

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La dernière aventure, pour l’instant, c’est une 4CV de 1951(modèle 1950) achetée en 2017. La mécanique a été refaite ainsi que le freinage. La sellerie est en bon état et la carrosserie conservera sa patine.

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Jean a également une Motobécane AV89 de 1969, couleur chaudron, avec laquelle il participe à la sortie des Vieilles Sacoches organisée par le TCC. Sa première Motobécane, il y a bien longtemps, Jean l’avait récupérée chez un ferrailleur et s’en servait pour aller au travail.

Son plaisir réside autant dans le travail sur les mécaniques que dans les promenades avec ses véhicules. Jean dispose de son atelier juste à proximité de son domicile et y vient à chaque fois que l’envie lui en vient, c’est-à-dire très souvent. Il aime être assisté dans son travail et Eric Bancquart lui prête main régulièrement. Il est plus agréable de partager les problèmes…

Jean se rend dans toutes les bourses de la région et depuis longtemps. Il a l’habitude d’aller à Reims, Arras, Automédon, Rouen, Folembray, la Ferté Allais, Abbeville, Beaurainville, Hesdin….

Les rallyes sont un plaisir également mais il se limite aux sorties régionales ou de moins de 4 à 5 jours.

Jean regarde Le Bon Coin tous les jours en quête de l’affaire à faire. Sans être abonné, il achète régulièrement Gazoline et de temps en temps LVA.

La voiture ancienne est un virus bien installé dans la famille Zory car ses deux frères sont passionnés de miniatures. L’un des deux est plus spécialisé dans les miniatures militaires et il possède aussi deux 2CV, une Acadiane, une 306 Roland Garros.

Passion quand tu  nous tiens…..

Salon de Reims, l’ anti-rétromobile???

           Rareté, élitisme, restaurations exceptionnelles, prix astronomiques, …Avec tous ses superlatifs, Rétromobile nous a laissés béats, les pupilles dilatées.

           Mais …peut-on vivre au quotidien au Louvre ou à Versailles ?

        Reims, c’est l’anti-Rétromobile, la vraie vie, quoi. Le collectionneur y trouve les véhicules qu’il peut posséder et les solutions qu’il peut chercher.

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        Le panel des véhicules exposés ne se limite pas ici aux GT des années 50/80 : ancêtres, avant guerre, populaires, utilitaires, même des militaires, actualité oblige. Cette Zedel centenaire au détour d’une allée, une auto chenille Citroen, des Licorne, Chenard, …. certes il y a aussi des Delage, Delahaye, Voisin ou Facel, mais tout est simple et bon enfant. Surprise de retrouver, parfaitement restaurée, la Monasix présentée en « sortie de grange » en 2011 à Audruicq, bonheur de découvrir les mises en scène du concours des stands : décor champêtre pour la 2 CV, monsieur taquine le goujon tandis que madame tricote sur la banquette arrière sortie sur l’herbe, en attendant le pique nique, cinéma pour le gendarme Cruchot, avec Mustang et nonne de circonstance, auto école pour la Simca 1000 ou le club Spitfire, qui rejouait « le permis de conduire » de Jean Yanne (Ah les départementales ….).

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         Le grand hall accueille les  pros de la pièce et de l’outillage, le vieux papier de qualité, tandis que le déballage se poursuit dehors, des tonnes de pièces éparpillées façon puzzle. Plaques émaillées, lanternes ou bouchons de radiateur tiennent plus maintenant  de l’art que de la locomotion ; un acheteur parcourt les allées, en poussant, la mine réjouie, un cyclo rouillé aux pneus qui ont rendu l’âme depuis belle lurette ; un cabriolet Fiat 850 Bertone arbore une face avant de coupé 1000, attendant un nouveau propriétaire.

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          Dans le parking visiteur, le coup de jeune en laisse plus d’un sur sa faim ; on repère quand même une 15, une TR4, une Grand Large 56, ainsi qu’une Koux, interprêtation moderne de la 57 Atalante.

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         Occasion aussi de « refaire » Audruicq avec quelques exposants présents à Reims ; ce succès fait rêver, mais à discuter plus avant, il existe une taille critique au delà de laquelle les difficultés administratives s’accumulent de façon exponentielle et accélérée, et rendront leur organisation de plus en plus complexe ….

    Reims, Rétromobile, 2 journées de bonheur, différentes certes, mais complémentaires, plaisir des yeux, rencontres, découvertes, que de beaux et bons souvenirs ! A savourer SANS modération.

 

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texte et photos : Philippe Valton

A.G 2018 de la F.F.V.E

Vous trouverez ci-dessous un compte-rendu qui n’est certes pas complet mais qui reprend la plupart des points qui ont été abordés au cours de l’Assemblée Générale de la F.F.V.E le samedi 10 février.

 

  • Bilan 2017 :

. Journée Nationale des Véhicules d’époque : environ 1000 opérations, réunissant environ 60 000 véhicules.

. 23 clubs supplémentaires adhérents

. 23 professionnels supplémentaires adhérents

. 4 musées supplémentaires adhérents

. 20 386 attestations FFVE pour immatriculation en carte grise collection

. 53 cartes d’identité FIVA ont été délivrées

 

  • Rapport financier :

. attestations : solde +603 000€

. actions spécifiques : solde -94 000€

. actions clubs : – 3800€

Solde global 2017 : +505 000€

. projet d’achat de nouveaux bureaux (les actuels étant trop exigus seront revendus)

Trésorerie globale de la FFVE : 1 800 000€

 

  • Législation :

. Zones à circulation restreinte (ZCR) :

2 cas : Paris

Les autres métropoles : mesures de circulation restreinte en cas de pics de pollution

Il reste le cas des youngtimers qui n’a pas de solution aujourd’hui.

Pour les métropoles ( Lille, Dunkerque…) les mesures de restriction ne s’appliquent qu’en cas de pic de pollution et ne concernent pas les voitures en carte grise de collection.

Le souhait d’avoir une vignette crit’air spécifique pour les véhicules en CG collection n’a pas abouti pour l’instant

 

. Contrôle technique :

Nouveau contrôle renforcé à partir du 20 mai 2018 ; 132 points de contrôle au lieu de 123, 606 défaillances possibles au lieu de 453.

Les défaillances seront réparties en 3 catégories :

. mineures : réparation sans contre-visite

. majeures : réparation et contre-visite dans les 2 mois

. critiques : 24 heures pour amener le véhicule chez le réparateur, plus aucune autre possibilité de rouler avant réparation

Les véhicules légers d’avant 1960 en CG collection n’ont plus d’obligation de CT.

Il est recommandé par la FFVE de pratiquer un CT simplifié tous les 5 ans dans un centre Autosur au coût de 40€. Certaines compagnies d’assurance consentent une réduction de 8€ par an sur la prime d’assurances si ce contrôle technique est effectué. Il devient donc « gratuit » sur une période de 5 ans.

 

. Taxe à l’essieu : (TSVR) :

Discussions en cours avec la Direction des Douanes

 

. Taxe sur les voitures de plus de 36CV : véhicules en CG collection dispensés de la taxe

 

. cartes grises : beaucoup de difficultés pour obtenir les Cartes Grises

La FFVE a proposé son aide aux autorités pour la délivrance des CG de collection ; dossier en cours.

 

. Loi 530 sur véhicules militaires :

La catégorie D sera rétablie prochainement pour les véhicules antérieurs à 1946 avec la liberté de possession comme précédemment.

 

  • Statistiques :

Attestations : 14 306 en 2016

20 489 en 2017

30% des dossiers sont incomplets à réception à la FFVE et provoquent un travail administratif supplémentaire.

 

  • Manifestations :

Décret 2017-1279 :

. les concentrations de moins de 50 véhicules ne nécessitent plus de déclaration en préfecture.

Les concentrations de plus de 50 véhicules restent assujetties aux déclarations en préfecture.

 

  • Motocyclettes :

Comme pour les automobiles en CG collection, les motocyclettes en CG collection peuvent conserver les plaques d’immatriculation ancien format et avec fond noir.

 

  • Cité de l’Automobilisme et de la Mobilité :

La FFVE travaille sur un projet en région parisienne qui serait à la fois :

. espace d’exposition

. espace atelier

. espace conservation

. espace évènements

 

  • Communication :

. Le site de la FFVE reçoit près de 1200 visites par jour.

. projet de chaine Youtube

. l’Authentique(revue éditée par la FFVE) sera en vente dans certains kiosques à l’avenir.

 

  • Résultats de l’enquête 2017 : (ci-dessous quelques chiffres extraits du document publié par la FFVE)

. 30 602 réponses à l’enquête de novembre, dont 6 532 avec des commentaires.

. 60,4% des collectionneurs sont membres d’un club.

. 33,4% des collectionneurs ont un seul véhicule.

. 52,6% des collectionneurs ont de 2 à 5 véhicules.

. les véhicules les plus utilisés : avant-guerre : 7,7%

1946-1969 : 36,6%

1970- 1987 : 39,8%

1987-1997 : 15,9%

. quel âge minimum doit avoir un véhicule de collection : 81,5% des collectionneurs estiment que l’âge actuel, soit 30 ans, est satisfaisant.

. la liberté de circulation est vue comme un droit fondamental.

. tous les détails de cette enquête sont disponibles sur le site de la FFVE.  Pour cela, il suffit d’aller dans l’onglet La Fédération, puis d’aller sur Enquête 2017. Sur cette page, il est possible de télécharger l’ensemble des résultats de cette enquête.

 

  • Président d’Honneur : nomination de Claude Delagneau.

 

Les restaurations avancent….

Deux de nos membres ont entamé des travaux de restauration sur des véhicules profitant des journées hivernales pour avancer sur leur projet.

Vous trouverez ci-dessous quelques photos de leur travail et vous y découvrirez dans leurs oeuvres Harold Gräber et notre ambassadeur 2018 Jean Zory assistés de notre président Eric Bancquart qui a perdu pour la circonstance son noeud papillon.

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remise en état du freinage de la Traction de Harold

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même punition cette fois pour une 4CV appartenant à Jean Zory

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remise en état de l’embrayage, remontage mais une vis casse au niveau du volant moteur. Extraction puis pose de l’embrayage et assemblage moteur-boite

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l’ensemble moteur-boite va pouvoir retrouver sa place.

Vente collection Michel Coënen : 9 Juillet

Michel Coënen, membre éminent du Tacot Club Calaisien et cela depuis la création du T.C.C, a décidé de vendre une grande partie de sa collection. lot-6lot-1

En matière de voitures, Michel est monomaniaque : sa collection est composée exclusivement de Citroën de toutes époques. Les voitures à vendre couvrent la période 1925 à 1984 et dépassent la vingtaine de véhicules. On trouvera également de la littérature sur l’automobile et les courses, des plaques émaillées et des pièces détachées.

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Cette vente sera asurée par la Maison de ventes aux enchères METAYER qui a fait la vente de la collection de Claude Caron. Elle aura lieu le dimanche 9 juillet à 14h30 à Wissant. Les expositions publiques auront lieu le vendredi 7 juillet de 15h à 18h; le samedi 8 juillet de 10h à 12h et de 14h à 18h; le dimanche 9 juillet de 10h à 12h.

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Le catalogue de la vente avec de nombreuses photos est disponible en ligne sur http://www.metayer-auction.com et il sera possible d’enchérir pendant la vente sur http://www.drouotlive.com. Le paiement se fera par CB, chéque de banque ou lettre accréditive.

 

Un jeune collectionneur du T.C.C : Cédric Cerouter

          Cédric, que vous connaissez tous, a toujours été intéressé par des voitures qui n’étaient pas celles du temps présent. Déjà, alors qu’il était gamin, il aimait la Dyane de son grand-père qui n’était déjà plus dans le coup.

          A la même époque, son père achète deux Dyane pour en faire une et il roule en 204, voiture qui avait déjà beaucoup disparu du paysage.

          Quand Cédric achète sa maison en 2000, il achète une Acadiane beige pour faire les travaux de restauration de sa maison. Elle lui sert pour l’ensemble du chantier. Après ce chantier et avant que Cédric ne reprenne la boulangerie où nous le connaissons aujourd’hui, il souhaite acheter une moto ou une voiture ancienne mais son épouse Valérie ne veut pas de moto.
Cédric trouve une B2 torpédo de 1921. Six mois avant il ne savait pas ce qu’est une torpédo. Cette voiture, il l’achète dans l’Oise à une personne qui dispose de plus de 30 voitures en stock, toutes plus anciennes et plutôt en meilleur état que la B2 ; mais c’est la B2 qui est l’élue.

            La B2 n’était pas en très bel état, Cédric la ramène à la maison et quand Valérie la voit elle dit : « Elle est bonne à mettre à la casse.

            Son travail de l’époque lui laissant du temps libre, c’est le démontage complet de la voiture. Mauvaise surprise : le bloc-moteur est fissuré, Cédric trouve un autre moteur en Savoie et petit à petit tout est restauré : sellerie, mécanique, carrosserie…

            Cédric est abonné à LVA et en consultant le calendrier des manifestations il voit qu’en 62, un club organise un rallye réservé aux avant-guerre, il prend contact avec le club et c’est ainsi qu’il fait son premier rallye avec le T.C.C . Quelque temps plus tard Cédric, conquis par l’ambiance du T.C.C, en   devient membre.

            Lors des premières sorties il y a quelques séances de mécanique improvisées au bord de la route mais cela n’arrête pas Cédric qui rattrape la troupe un peu plus tard…

            Puis arrive un tournant important dans la vie de Cédric, la reprise de la boulangerie familiale et faute de temps il revend la B2 en décembre 2009. Mais chassez le naturel il revient au galop, un an plus tard, la boulangerie commence à ronronner correctement et il rachète une voiture ancienne et c’est encore une avant-guerre car ce sont bien elles, les avant-guerre, qui ont la faveur de Cédric. Cette fois, il s’agit d’une C4F I : utilitaire. IL la trouve à Rodez et c’est l’ex-propriétaire qui la lui ramène.

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           Une autre des marottes de Cédric c’est de partir en vacances en ancienne. La première expérience se déroule en 2011 : il part en famille avec la C4 et va jusque Biaritz : aller-retour en 2 semaines et quelques problèmes mineurs mais plein de merveilleux souvenirs. Dans la foulée, au retour il fait le Rallye des 2 Caps avec le T.C.C. En 2014, c’est Vitraux et Dentelles organisé par le T.C.C qui emmène Cédric et sa famille jusqu’ au Puy en Velay, sachant qu’il avait fait précéder le rallye d’une semaine de ballade : le tout en Simca 8 cabriolet de 1948. C’est encore la Simca 8 qui emmène toute la famille en 2015 à Platja d’Aro en Catalogne en Espagne. Ce sont des vacances qui plaisent à Cédric et Valérie mais aussi à Clément et Martin, leurs deux garçons.

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           Puis quelques voitures passent sans rester : il y a une MG QT  qu’il revend rapidement, une Austin Seven Ruby de 1931, une Mathys EMY 4S coupé St Moritz de 1935.

           Les voitures intéressent Cédric, mais l’automobilia l’intéresse aussi et on trouve chez lui et dans son garage : des affiches, des plaques émaillées, de l’outillage ancien, des pompes à essence des années 50-60….

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           Valérie souhaitait aussi une voiture ancienne et son désir était très précis : elle souhaitait une 2CV Charleston jaune et noire. Elle est arrivée et vous la découvrirez bientôt. Cédric a aménagé également un HY de 1981, aux couleurs de sa boulangerie et ce HY nous accompagne avec une partie de l’intendance pour les rallyes des avant-guerre ; rallye qu’il organise avec Jacques Lardeur pour notre plus grand plaisir.

          Les 2 roues ne laissent pas Cédric de marbre et son garage en contient quelques-uns :

  • triporteur Peugeot de 1953 ( le grand-père de Valérie livrait le pain de sa boulangerie en triporteur et il emmenait sa petite famille en vacances à Zuydcoote en triporteur….) : nostalgie quand tu nous tiens….
  • Vespa des années 50
  • Peugeot GT10
  • Peugeot GL10
  • Peugeot 102
  • Motobécane AV44

          Valérie aime aussi les 2 roues et ils participent tous deux à la sortie des Vieilles Sacoches du T.C.C qui se déroule début mai chaque année.

          Depuis deux ans, Cédric a rejoint le Comité du T.C.C et nous sommes très heureux d’accueillir un jeune dans notre comité, un jeune dynamique qui aime les voitures anciennes et n’hésite pas à rouler. Merci à toute la famille Cérouter pour leur dynamisme.

Texte : Yves Roussel

Photos : Cedric Cerouter